April 30, 2019
1er mai : la police passe à l'offensive

Après les violences qui ont marqué le 1er mai 2018 et l’expérience des 24 actes des Gilets jaunes, les forces de l'ordre se préparent à tester, mercredi, un nouveau dispositif de maintien de l'ordre offensif.
Selon Grégory Joron, responsable CRS pour le syndicat Unité-SGP-Police : «Désormais, nous allons au contact, ces quatre mois et demi de manifestations violentes nous ont obligés à évoluer. Nous ne pouvions plus rester figés et regarder passer les trains». «Il n'était plus possible de maintenir ce no man's land entre casseurs et forces de l'ordre qui caractérisait la doctrine française de maintien de l'ordre. Nous agissons maintenant au moment de la formation du bloc», détaille le responsable CRS.
Pas moins de 50 compagnies de CRS ou escadrons de gendarmes mobiles seront présents le 1er mai 2019 à Paris, contre seulement 20 l'an dernier. «Cette journée aura valeur de test, qui validera ou non le nouveau dispositif… Ce choix de doctrine d'intervention dépasse le cadre de la police. C'est un choix politique, auquel nos collègues s'adaptent», explique Yvan Assioma, secrétaire régional pour Paris du syndicat Alliance.
La violence appelle la violence
Un street medic du nom de Marc s'inquiète et dénonce une violence qui appelle la violence : *«Lors de l'acte 23, il y a deux semaines, près de 152 blessés ont été comptabilisés, dont une dizaine de journalistes. Plus ça va, et plus cela ressemble à un champ de guerre. La violence appelle la violence». *(Sputnik)
Un 1er mai en forme de chaos ?
Alors que la France connaît des manifestations chaque samedi depuis 25 semaines, le 1er mai millésime 2019 pourrait s’avérer extrêmement violent, notamment à Paris où les blacks blocs prévoient de mettre le feu !
Le thème du 1er mai sera abordé en profondeur lors du JT de TV Libertés de ce soir.