Urgence : ne pas abandonner les chrétiens d’Orient
Il s’agit d’une catastrophe humaine et civilisationnelle qui se déroule en ce moment à quelques heures d’avion de la France dans la quasi-indifférence générale. Oh, bien sûr, on voit parfois apparaître des informations relatives à l’événement dans les titres ou sur les écrans, dans des médias il est vrai généralement antichrétiens, mais il y a tellement d’autres choses plus importantes ou sensationnelles sur lesquelles porter son attention. Pourtant, dans ce cas, le terme catastrophe n’est pas trop fort. Catastrophe fait désormais partie d’un vocabulaire blasé dans lequel il désigne un événement fâcheux, un ennui ; mais le mot catastrophe a également rapport à des choses bien plus graves, c’était en littérature le principal et tout dernier événement d’une tragédie, c’est encore aujourd’hui le mot qui signifie le mieux un malheur effroyable et irréparable.
Dans un article paru dans le 26 décembre, au lendemain de notre Noël chrétien, l’historien Kevin Bossuet n’y va pas par quatre chemins : « Eglises saccagées, croyants massacrés, reliques pillées… », ainsi décrit-il ce que doivent subir ceux qui vivent sur les terres bibliques, celles qui ont connu en premier le message du Christ.
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Bébé assyrien de 9 jours réfugié avec sa famille dans une église d’Erbil, en Irak, en août 2014.
Valeurs actuelles
Les chiffres qui accompagnent cette catastrophe sont effarants. Si, il y a à peine un siècle dans cette région du monde une personne sur quatre était de confession chrétienne, les chrétiens aujourd’hui ne représentent plus que 3 % de la population. En Irak, si les chrétiens étaient au nombre de 1 200 000 en 1980, ils ne sont plus aujourd’hui que 300 000, une baisse de 80 %. Ce n’est pas mieux en Syrie, dans la ville d’Erbine, dans l’ancien secteur rebelle de la Ghouta orientale proche de Damas et repris depuis peu par les forces du président Assad, il ne reste plus que cinq chrétiens sur les 3 000 que comptait l’agglomération avant la guerre. L’église bâtie à la fin du XIXe siècle y a été entièrement détruite, et les icônes qu’elle contenait brûlées ou volées.
Laboratoire de notre futur ?
Car, au-delà de la tragédie, ce qui se passe au Moyen-Orient constitue le laboratoire de notre futur. Dans les territoires sous contrôle de l’islam le plus radical, ce qui risque de nous arriver sous peu, l’élimination de tout rappel à la chrétienté est systématiquement détruit ou annihilé, croix, textes, autels, églises, statues, peintures, tout doit disparaître. Les prêtres y sont assassinés, tout comme les fidèles qui s’entêtent à y rester.
Les chrétiens du Moyen-Orient sont notre avant-poste, sur eux sont faites les plus cruelles expériences de ce qui nous attend si les peuples de l’Occident chrétien restent passifs. Les chrétiens du Moyen-Orient sont nos frères en religion, et il convient de les soutenir efficacement pour qu’ils puissent demeurer sur leurs terres ancestrales, et continuer à faire résonner la parole de Dieu et manifester Son amour. De nombreuses organisations actives sont impliquées dans la reconstruction de la chrétienté au Moyen-Orient, et dans le soutien aux chrétiens d’Orient : SOS Chrétiens d’Orient, Aide à l’Eglise en détresse, l’Œuvre d’Orient, Fraternité en Irak, Béthanie-Lumières d’Orient… Il convient de participer à leurs efforts au niveau personnel puisque nos gouvernants sont plus préoccupés par le bien-être des racailles et des migrants illégaux qui forment les bataillons d’avant-garde de ceux qui sévissent en terre d’Orient.