March 08, 2019
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Macron, entre déni et contre-vérités
EN DÉPLACEMENT JEUDI à Gréoux-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence) pour la dixième grande étape de sa campagne électorale – pardon, de son Grand Débat national –, le président Macron s’est une fois de plus livré à l’un de ces interminables monologues auxquels il a maintenant habitué les maires et citoyens français venus naïvement tenter d’échanger avec lui. Une réunion au cours de laquelle il aura beaucoup été question, cette fois-ci, de cette vaste fumisterie qu’on appelle « transition énergétique » et que le chef de l’État a dit vouloir accélérer par tous les moyens.
Quand Macron minimise la répression contre les Gilets jaunes
Certes, pour que cette opération de propagande qu’est le Grand Débat reste un tant soit peu crédible aux yeux de nos compatriotes, il faut tout de même que quelques contradicteurs soient présents dans la salle. Et Macron, c’est vrai, n’aura pas échappé jeudi à son interpellation par une jeune agricultrice lui reprochant la violente répression dont sont victimes les Gilets jaunes depuis des mois. Une accusation bien sûr immédiatement réfutée par Macron qui, en plein déni, est allé jusqu’à s’exclamer : « Ne parlez pas de répression et de violences policières, ces mots sont inacceptables dans un Etat de droit ! »
Possible… Mais avec (selon les chiffres officiels) plus de 2 200 manifestants blessés depuis la mi-novembre (dont de nombreux mutilés), plus de 13 000 tirs de LBD recensés, et quelque 83 enquêtes en cours à l’IGPN et à l’IGGN, il est quand même difficile d’affirmer que l’Intérieur a fait preuve de modération face aux Gilets jaunes. Bien moins, en tout cas, que face à ces bandes ethniques qui saccagent Grenoble depuis bientôt une semaine et semblent bénéficier, elles, d’une certaine impunité.
Les non-dits de la transition énergétique
Quoi qu’il en soit, cette dixième « consultation » aura surtout tourné autour des problèmes environnementaux et de la transition écologique. C’est ainsi que le président, interrogé par des collégiens, a déclaré vouloir aller « plus vite, plus fort » et « plus loin » dans la dite transition. Volonté, d’ailleurs, qu’il avait déjà affichée en début de semaine dans sa fameuse tribune sur l’Europe, dans laquelle il a appelé l’UE à créer une « Banque européenne du climat pour financer la transition écologique » afin d’atteindre le « zéro carbone en 2050 » et une « division par deux des pesticides en 2025 ».
Le problème est que, qui dit transition écologique dit forcément transition énergétique. Autrement dit, multiplication de ces horribles parcs éoliens et autres panneaux solaires, vantés évidemment depuis des années par le lobby industriel de l’énergie renouvelable, qui sont non seulement très onéreux, mais aussi toxiques parce qu’« énergies intermittentes » seulement. Comme le montre aujourd’hui le cas désastreux de l’Allemagne, lorsque le soleil ou le vent viennent à faiblir (ce qui arrive souvent dans nos contrées), et que l’on a choisi de renoncer au nucléaire, ce sont alors les centrales à charbon, au fioul, au gaz ou encore à la biomasse qui doivent alors prendre le relais. Avec une augmentation bien sûr considérable des émissions de CO2.