April 19, 2019
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Incendie de Notre-Dame : origine, rumeurs et interrogations
Est-il scandaleux, complotiste, islamophobe de se poser des questions sur l’origine de l’incendie de Notre-Dame de Paris ? A entendre certains commentaires des radios d’Etat (France info mercredi matin, par exemple), on pourrait le penser.
Il est normal, il est légitime et très souhaitable que les questions soient posées sur l’origine du sinistre. Au motif qu’il paraît tout simplement inimaginable qu’un individu puisse volontairement détruire un tel monument, un tel chef-d’œuvre, nous avons avalé tout cru, sans nous poser de questions, l’explication de l’accident, survenu à l’occasion du chantier de rénovation. Mais depuis les rafales de tweets islamistes se réjouissant des destructions, les rafales de tweets racistes et indécents de l’UNEF ou des Femen se moquant de l’émotion universelle, les rafales de prises de position publiques anarcho-communistes appelant à brûler les églises, on ne peut s’empêcher de rapprocher le tragique événement de Notre-Dame de l’incendie du 17 mars dernier, à l’église Saint-Sulpice, incendie criminel celui-là, qui, par chance n’embrasa pas toute l’église. Comme l’incendie de Notre-Dame en 1871 par les communards n’avait pas non plus, à l’époque, atteint son but : la détruire. Et on ne peut s’empêcher de revenir sur les articles et dossiers publiés dans Présent, et dans d’autres supports sur la multiplication des incendies d’églises et des sacrilèges.
Les enquêteurs feront sérieusement leur travail, et il est exclu que qui que ce soit prenne le risque de cacher – par souci de paix civile, par exemple – les indices d’une action criminelle. Soutenir le contraire serait en effet du ressort de l’infox, ou, si vous préférez, de la fake news, selon la détestable formulation actuelle.
Ce qu’il faut d’abord déterminer, c’est s’il y a eu un seul départ de feu ou deux. Car selon des témoins, deux départs de feu auraient été vus. On pense alors tout de suite à une action criminelle. Mais il convient de confirmer ou d’infirmer cet embrassement en deux points différents, et de confirmer ou d’infirmer leur simultanéité, car un premier départ de feu peut générer des flammèches, retombant à un emplacement différent, et créant un second incendie.
Si de l’essence a été répandue, nous le saurons
Il y a ensuite les questions relatives aux causes matérielles de l’accident. Les experts nous disent que la couleur des fumées dégagées peut nous permettre d’identifier le combustible à l’origine de l’incendie. Si de l’essence a été répandue, nous le saurons par les analyses, les prélèvements, les images.
D’autre part, Notre-Dame se trouve dans un environnement surveillé. Des caméras étaient placées aux alentours du bâtiment, et jusqu’en son sein. On imagine bien que la plupart de ces outils de surveillance ont été détruits du fait de la chaleur ambiante, mais les films étaient sans doute consultables d’un PC situé à l’extérieur du périmètre de la cathédrale. Le visionnage de ces films permettra d’identifier d’éventuelles allées et venues suspectes.
Les black blocs, CNT, FAI anarcho-bolcheviques, et les islamistes de tous poils, par leur agitation sur le web, peuvent se révéler. Pour ces gens-là, un attentat est pédagogique, il faut le revendiquer. La destruction d’un site comme Notre-Dame est un acte de foi, foi en Allah, foi dans la mort de Dieu des anarchistes, rejet de la religion, opium du peuple, pour les gauchistes.
La tâche paraît immense, impossible ? Les enquêteurs, les experts, les pompiers, eux, sont plus optimistes. Le laboratoire central de la préfecture de police est l’un des plus rodés au monde pour ce genre d’enquête. Après la période de sidération et de « deuil », la raison reprend ses droits, et la science avec elle.
Sereinement, sans haine (pour l’instant) et sans crainte, nous devons attendre les résultats de l’enquête, rester (pour l’heure) au niveau du mépris et du dégoût à l’égard de ceux – peu nombreux, mais habituellement surmédiatisés, surprotégés, et bénéficiant de nombreuses complicités intellectuelles – qui assistent, goguenards, réjouis, au chagrin universel.