Acte XXIV : les Gilets jaunes maintiennent la pression sur le Gouvernement
Quelques jours après la conférence de presse au cours de laquelle Emmanuel Macron a annoncé de nouvelles mesures pour tenter d'endiguer la crise, les Gilets Jaunes étaient toujours présents dans la rue samedi pour l'Acte XXIV, et le 1er mai s’annonce mouvementé. Face à cela, le Gouvernement doit plancher pour mettre en place la feuille de route du président de la République.
Les Gilets jaunes maintiennent la pression malgré la baisse de mobilisation
25 000 personnes dans les rues de France pour l’acte XXIV, c’est le nombre officiel retenu par les autorités… des chiffres à prendre, comme toujours avec des pincettes, mais qui témoignent d’un léger infléchissement de la mobilisation. Un infléchissement qui pourrait s’expliquer par le 1er mai de mercredi qui devrait voir des dizaines de milliers de mécontents descendre dans les rues.
Deux jours après des annonces présidentielles très mal reçues par l’opinion, les revendications paraissaient intactes dans les cortège, quoique penchant un peu plus à gauche.
Confortés dans leurs revendications par l’intervention présidentielle de jeudi, les Gilets Jaunes ont largement pointé du doigt l’absence de réponse d’Emmanuel Macron aux principales revendications au premier rang desquelles le RIC, le Référendum d’Initiative Citoyen. A Paris, la gauche était également dans la rue avec notamment la CGT ou des personnalités politiques comme Jean-Luc Mélenchon ou Olivier Besancenot témoignant.
Des tensions à Strasbourg
Outre les cortèges parisiens, toujours bien garnies, de nombreux contestataires s’étaient donné rendez-vous partout en France et notamment à Strasbourg. Un point de chute symbolique à un mois des élections européennes… dans la capitale alsacienne, les autorités de l’Etat ont évoqué le chiffre de 2000 manifestants, mais le nombre réel de manifestants semble avoir été bien supérieur eu égard aux images du cortèges et à l’intensité des tensions qui ont émaillé la journée.
[caption id="" align="alignnone" width="1595"] Manifestants dispersés par la police à Strasbourg[/caption]
Partout dans le pays les manifestants avaient pour objectif de montrer à l’exécutif que le mouvement s’inscrit dans la durée.
Un match nul ?
Un objectif de mobilisation et de pression partiellement atteint… pas de quoi crier victoire pour les Gilets Jaunes donc… mais pas non plus pour Emmanuel Macron qui, s’il peut se féliciter, d’une affluence plus faible en dépit de ses annonces impopulaires, devra rapidement mettre en place les mesures promises. C’est donc au Gouvernement de prendre la main… une tâche d’envergure tant les chantiers sont multiples : baisse des impôts sur le revenu, suppression de niches fiscales ou encore énième acte de décentralisation.