June 16, 2023
Bordeaux : Les arbres planté par la mairie écolo pour végétaliser la ville n'ont pas été payés, mettant en péril les entreprises chargées de ce projet

La végétalisation de Bordeaux, une priorité pour le maire écologiste Pierre Hurmic, progresse rapidement depuis 2020. Cependant, les entreprises chargées de ce projet crucial se trouvent en difficulté financière en raison des retards de paiement accumulés par Bordeaux Métropole...
La promesse du maire Pierre Hurmic est claire : chaque habitant de Bordeaux devrait être à moins de dix minutes d'un espace vert. Dans le cadre du programme "Bordeaux grandeur nature", 13 369 arbres ont été plantés entre 2020 et 2022, avec un objectif de doubler ce chiffre en 2023. Cependant, un obstacle majeur entrave cet élan écologique : les retards de paiement de Bordeaux Métropole.
Antoine Palluat de Besset, directeur d'Espace Aquitaine Paysage, une entreprise spécialisée dans la plantation d'arbres en milieu urbain, tire la sonnette d'alarme. Malgré un bon de commande pour la mise en terre de 1000 arbustes pour Bordeaux Métropole, dont 800 dans la ville de Bordeaux, les factures qu'il a envoyées à l'institution n'ont toujours pas été réglées. Les retards de paiement accumulés pour les missions réalisées entre janvier et mars, ainsi que les factures impayées en 2022, ont créé un déficit d'environ un million d'euros. Pendant ce temps, les commandes de Bordeaux Métropole continuent d'affluer, nécessitant une intensification des efforts. Les frais engagés pour les chantiers sont passés de 500 000 euros par an en 2019 à deux millions d'euros, mettant ainsi l'entreprise en difficulté financière.
Malgré les avancées notables de Bordeaux en matière d'écologie, les retards de paiement mettent en péril la végétalisation de la ville et compromettent les efforts de Pierre Hurmic pour faire de Bordeaux une référence en matière d'environnement.
«J'adhère vraiment au programme lancé par cette nouvelle municipalité, mais là on ne peut plus continuer ainsi. On doit de l'argent à nos caisses cotisations et il faut qu'on paie nos salariés», insiste un entrepreneur dont la trésorerie fait naufrage...