"Je pense que tant qu'on aura pas montré définitivement que pour se construire, un enfant n'a pas besoin de l'image du père, tant qu'on aura pas dit que le père compte pour rien, qu'on peut l'effacer, eh bien je pense qu'il faut appliquer le principe de précaution", a déclaré le sénateur de Vendée. "On applique le principe de précaution, on s'en gargarise souvent, pour la nature. Pourquoi est-ce qu'on ne l'appliquerait pas sur la nature humaine". "Je comprends où est la souffrance, je comprends le désir d'enfant. Mais il ne peut pas y avoir un 'droit à l'enfant', il y a d'abord le 'droit de l'enfant'", a-t-il ajouté.
En plus de l'extension de la PMA aux couples de lesbiennes et aux femmes célibataires, le projet de loi sur la bioéthique, qui comprend 32 articles, prévoit également une réforme de la filiation et de l'accès aux origines des enfants nés par don, et traite de l'autoconservation des ovocytes ou de la recherche sur les cellules souches embryonnaires.