January 10, 2024
Cinq jours après le décrochage d'une porte d'un Boeing 737 MAX, le directeur général admet une « erreur »

Le vendredi 5 janvier dernier, un Boeing 737 MAX de la compagnie Alaska Airlines a vu une de ses portes se décrocher de l'avion alors qu'il était en plein vol. Après la découverte de la pièce dans un jardin de Portland, le directeur général de Boeing Dave Calhoun a reconnu une « erreur ».
Si l'incident n'a causé aucun blessé parmi les 171 passagers, le trafic aérien a été quelque peu perturbé du fait de l'immobilisation de plus de 170 Boeing 737 MAX 9 afin de les inspecter. Ainsi, plus de 1 500 vols ont pour l'heure été annulés. Si les raisons de la défaillance survenue vendredi n’ont pas encore été établies par l’Agence américaine de sécurité des transports (NTSB) qui poursuit son analyse de la pièce retrouvée, la compagnie United, qui possède 79 avions de types Boeing 737, affirme avoir découvert des « boulons qui nécessitaient d’être resserrés » sur certaines portes de ses avions. À la suite d'inspections préliminaires, la compagnie Alaska Airlines a également indiqué avoir décelé des « équipements mal fixés » sur plusieurs de ses avions.
Le directeur général de Boeing, Dave Calhoun, s'est exprimé après cet incident qui n'est pas le premier pour le Boeing 737 MAX. En effet, le 29 octobre 2018, un Boeing 737 MAX de la compagnie indonésienne Lion Air s'est écrasé en mer, entraînant la mort des 189 passagers. Le patron de la compagnie américaine reconnaît une « *erreur *», sans préciser laquelle. En outre, il indique attendre l'expertise de l’Autorité américaine de régulation de l’aviation civile (FAA), qui pourra donner le feu vert pour faire redécoller les avions après validation des systèmes de sécurité et de l'état des appareils.
Cet évènement constitue un nouveau coup dur pour Boeing, pourtant déjà en difficulté face à son concurrent Airbus.