Cinquante députés de gauche souhaitent proposer une loi pour «lutter contre l’entrave» à l’IVG
Dans une**tribune publiée dans le JDD**, une cinquante députés PS, PCF et LFI, menés par le socialiste Luc Carvounas, annoncent vouloir proposer une loi constitutionnelle afin que .
Cinquante députés de gauche souhaitent proposer une loi pour «lutter contre l’entrave» à l’IVG
"nul ne puisse entraver le droit fondamental à l'interruption volontaire de grossesse"
Extrait de la tribune :
"Pour l'émancipation des femmes, le droit à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) demeure une conquête - politique, démocratique et laïque - à défendre continuellement. Loin d'être un acquis définitif, ce droit fondamental reste aujourd'hui ballotté entre l'affaiblissement des services publics - de prévention et de santé - et de multiples ingérences politico-religieuses. (...) L'IVG "est remboursée à partir de 1983. L'autorisation parentale non nécessaire et l'allongement des délais de décision sont adoptés en 2001. En 2016, l'IVG est prise en charge à 100% par l'Assurance maladie. Enfin, en 2017, le délit d'entrave créé en 1993 est renforcé, face aux nouvelles entraves numériques."
"Pourtant, et malgré ces avancées importantes, 130 centres permettant aux femmes de pratiquer cet acte ont fermé ces quinze dernières années. Nous voulons donc lutter contre l''entrave', car elle est une question fondamentale de l'accès effectif au droit.
Quotidiennement, (...) de nombreuses femmes se retrouvent en difficulté pour avoir accès à un droit fondamental reconnu aujourd'hui dans la jurisprudence du Conseil constitutionnel. L'entrave est plus que réelle : fermetures de centres, rendez-vous imprenables, manque de praticiens, affaiblissement du Planning familial…
Le président de la République a fait entrer Simone Veil au Panthéon le 1er juillet 2018, à juste titre. Aujourd'hui nous sommes cinquante députés issus de l'ensemble des groupes de la gauche parlementaire à lui répondre en déposant une proposition de loi constitutionnelle visant à ce que 'nul ne puisse entraver le droit fondamental à l'interruption volontaire de grossesse.'"