March 18, 2020
Coronavirus: avec la crise, les entreprises françaises sont devenues des proies

On avait déjà eu la prédation sans le Corona, avec Pechiney, Alsthom, Latécoère, Technip, voilà que la crise sanitaire doublée d’une crise des marchés expose dangereusement les fleurons français.
Qu’on en juge : Air France moins 57% de valeur, Renault Moins 63%, BNP la plus grande banque européenne (taille de bilan supérieure au PIB français) moins 47%. C’est alors que le pouvoir, hier encore, si attaché à la mondialisation canonique en vient à parler (Bruno Lemaire) de recapitalisation, de prise de participation, voire de nationalisation. Les dogmes de la religion mondialiste sont alors jetés par-dessus bord dans un navire qui fait déjà eau de toute part. Macron, en matière de déficit public a fait pire que Hollande
Emmanuel Macron élu en 2017 la dette était de 2 198,3 milliards Cette dette est désormais de 2 415,1 à la fin du troisième trimestre 2019, soit une progression de 216,8 Milliards.
Le président pulvérise le record de son prédécesseur et fait franchir à notre dette le seuil de 100 % du PIB.
Or il était ministre de l’Economie de François Hollande. On aimerait savoir maintenant comment il escompte financer ce déficit et ce qu'en pensent les cocus qui ont voté pour lui en croyant qu'il allait faire de la bonne gestion parce qu'il venait de la banque !
On entrevoit bien la (fausse) solution : une fois encore la BCE véritable maître du pouvoir financier qui va nous refaire de la planche à billet (QE) et déverser des liquidités sur l’Europe. Mais ce remède utilisé déjà depuis la crise de 2008 est aussi le poison et c’est ce poison qui a provoqué la montée des bourses et leur chute, le covid n’étant que le catalyseur d’une réaction hautement prévisible.
Olivier Pichon