Coronavirus et obésité : comme un gros doute ! - Olivier Frèrejacques
83 % des patients en réanimation seraient en surpoids ! Une donnée qui explique que ce fameux déconfinement, devenu l’obsession de certains médias et de pas mal de Français en mal de « relations extérieures », devrait profiter d’abord à ceux en meilleure santé.
Coronavirus et obésité : comme un gros doute ! - Olivier Frèrejacques
Bien sûr, les personnes âgées devront rester confinées un peu plus longtemps mais elles ne seront pas les seules. Dans leur pénible calvaire sédentaire, les anciens seront accompagnés des personnes touchées par l’obésité. Les personnes en surpoids sont en effet tout particulièrement exposées au Coronavirus.
En tout, 18 millions de personnes pourraient rester à la maison après 11 mai et pour une durée indéterminée, à cause de raison de fragilités de santé.
Cette possible interdiction faite aux « personnes en situation d’obésité » n’est cependant pas sans poser quelques problèmes… et avant tout un problème de droit. Est-il possible d’interdire à une personne de sortir de chez elle parce qu’elle est considérée comme trop grosse ? Une chose est sûre : les principes du droit français ne sont pas vraiment compatibles avec ce genre de règles et encore moins après la dernière décennie écoulée qui aura fait de la non-discrimination une véritable « guerre », y compris contre la grossophobie.
Dans les faits,** ce nouveau tri sélectif au déconfinement** paraît bien peu réalisable. Quel critère sera mis en avant ? Les policiers seront-ils habilités demain à vous verbaliser pour un IMC jugé, à vue de nez, trop élevé ?
Il faudra aussi veiller au principe d’égalité… de quoi laisser quelques ministres et députés à la maison pour encore quelques temps.
Quoi qu’il en soit, le risque, une fois de plus, réside, au nom de la santé publique ou d’un motif sécuritaire de rogner sur les libertés fondamentales. Un procédé bien éculé par la majorité.