On voit bien que les pouvoirs publics […] ont été pris de court et ont bricolé un certain nombre de décisions mais tout à fait en urgence, a-t-elle ajouté. Compte tenu de cette surpopulation carcérale que nous connaissons depuis des décennies, il aurait été évident qu’il fallait prévoir ce qui pourrait se passer en cas d’épidémie et malheureusement on s’aperçoit que ça n’a pas été fait, a-t-elle déploré.
Le ministre de la Justice Nicole Belloubet a annoncé lors d’une audition devant la mission d’information portant sur l’épidémie de coronavirus mercredi que près de 8 000 détenus ont été libérés en un mois. Un chiffre jugé insuffisant par Adeline Hazan. Au 1er mars il y avait 13 000 détenus en surnombre ce qui est énorme, a-t-elle dit. Il faut que sortent les détenus en fin de peine, pas à deux mais à six mois de leur fin de peine avec un examen bien sûr et en excluant les infractions liées au terrorisme ou aux violences intrafamiliales. Elle appelle le gouvernement à aller plus loin en libérant 7 000 détenus supplémentaires en fin de peine.