"Les salariés au chômage partiel sont actuellement assurés de percevoir 84 % de leur salaire net, contre 80 % garanti pour les employés à domicile et jusqu'à 90 % assurés pour le salarié en arrêt de travail (jusqu'à 3500 €). Variable selon les cas, cette baisse de salaire n'est pas négligeable. Et va se traduire par une perte de pouvoir d'achat… Qui risque de peser lourd chez les ménages ayant souscrit un crédit immobilier ou personnel, dont les échéances restent dues chaque mois. Est-il envisageable d'élargir le dispositif d'aide des entreprises aux particuliers si la crise perdure?
Interrogée,* la Fédération bancaire française (FBF), qui regroupe 340 établissements bancaires, n'envisage pas un plan d'actions coordonné en faveur des particuliers comme elle l'a fait pour les entreprises. A l'entendre, la question ne se pose même pas. « Si des personnes se retrouvent dans une situation financière difficile, il convient de contacter son conseiller bancaire, de préférence par téléphone, par mail ou via la messagerie de l'application mobile ou du site de banque en ligne pour examen de son cas particulier, et notamment de regarder, pour les personnes concernées, les modalités prévues par le contrat de prêt, indique la FBF. Dans de nombreux cas, les contrats prévoient la possibilité d'activer, à la demande du client, des dispositions de modulation ou de report d'échéance. »***