Une nouvelle évacuation est déjà en préparation, et celle-ci a été évoquée lors de la réunion tenue jeudi 30 septembre entre la préfecture de région, la Préfecture de police, l’agence régionale de santé et la Mairie de Paris. *« Des mesures concrètes sont en train d’être expertisées pour réaliser rapidement une évacuation avec une mise à l’abri humanitaire, *indique Emmanuel Grégoire, le premier adjoint de Paris. J’espère que nous pourrons annoncer un plan dans les jours qui viennent. »
Le nouveau projet consiste à mettre à l’abri les consommateurs de crack sans domicile, en les dispersant dans des structures d’hébergement et des hôtels. Cela passerait par exemple par un renforcement du dispositif d’accompagnement social « Assore » géré par l’association Aurore, qui héberge déjà 400 usagers actifs du crack, mais manque pour l'instant de place. *« Il nous manque environ 200 places », *estime Emmanuel Grégoire. Des salles de repos existantes pourraient aussi être temporairement ouvertes vingt-quatre heures sur vingt-quatre, afin d’accueillir une partie des futurs évacués...