March 19, 2020
Crise migratoire sans précédent à Lesbos : un avant-goût amer du village global [Vidéo]
![Crise migratoire sans précédent à Lesbos : un avant-goût amer du village global [Vidéo]](https://tvl.fr/upload/media/article/0001/13/crise-migratoire-sans-precedent-a-lesbos-un-avant-gout-amer-du-village-global-video.jpg)
Breizh Info - Suite du reportage de notre envoyé spécial à Lesbos, Jean Palinakis, sur le terrain en pleine invasion migratoire orchestrée par la Turquie à l’encontre de la Grèce et de l’Europe. Plongée dans les camps de migrants, cette armée d’invasion, elle aussi victime des manœuvres de puissances totalement déconnectées des réalités de notre monde.
Le Camp des Saints n’a rien d’une fiction. Il est la réalité de tous les Européens. Surtout de ceux qui, de Lesbos à Calais, connaissent une invasion de miséreux sans avoir la possibilité de s’exprimer sous peine de transgresser la pensée autorisée. De ceux qui n’ont pas envie d’être les prochains à vivre au milieu d’un Tiers-Monde importé. De tous les Marcel et de toutes les Josette qui se laissent berner par les joueurs de flûte du dogme moral. Mais par-dessus tout,* Le Camp des Saints* colle au plus près de la réalité concernant les bonimenteurs responsables de la situation. En quelques décennies, le Camp du Bien aura eu raison de l’Amour du prochain, produit d’une religion qui leur déplaisait, pour imposer la haine de soi et l’amour de l’Autre. Il aura détruit les identités régionales pour nous imposer, sous couvert de diversité, l’uniformisation mondiale.
Lesbos, avant-goût de notre existence future à tous ?
Mais voici qu’approche l’heure du dénouement final. Alors que le monde a les yeux fixés sur l’épidémie du coronavirus, le quotidien de l’île de Lesbos sonne comme un avant-goût de notre existence future à tous.
Lesbos, c’est l’île martyre type ; frappée de plein fouet par une crise économique à laquelle les eurocrates de Bruxelles n’ont rien compris, meurtrie par une crise migratoire dont nos élites ont fait mine d’ignorer les conséquences dramatiques. Dans cette île montagneuse de pêcheurs, de bergers et de paysans, on aurait pu il y a peu encore se croire dans*** Les bucoliques*** de Virgile. Mais le mondialisme est passé par là avec sa bien-pensance, ses ONG, et ses clandestins…


Sur la route qui mène au camp de Moria on voit les séquelles de cette idéologie mortifère : tags de no-borders sous lesquels des groupes de migrants se déplacent à pied, toujours plus nombreux à mesure que l’on approche du camp. « Le camp » : doux euphémisme pour désigner une ville de 25 000 habitants… Construit au départ pour accueillir 3 000 réfugiés, il déborde parmi les oliviers (ou ce qu’il en reste). Grand cloaque où des illégaux du monde entier sont venus s’entasser dans des conditions de vie absolument inhumaines. Les mots manquent pour décrire le désœuvrement, la crasse et la misère qui règnent ici. Ces gens sont à plaindre. Ils vivent ici à nos dépens quelque chose qui s’apparente à l’enfer, avec l’idée illusoire que tout sera réglé lorsqu’ils arriveront en Europe de l’Ouest. Pour eux aussi, nous devons trouver une solution. Mais est-il utile de s’y attarder puisque de toutes les télés du monde s’élève la mélopée culpabilisante de leur malheur ? Ils sont l’avant-garde de l’invasion pacifique. Cette misère ignoble, c’est leur arme qui paralyse et contre laquelle même la dissuasion nucléaire ne peut rien.
Sauf que la misère, c’est charmant en salle de rédaction, mais moins sur le terrain : la semaine passée, de jeunes Afghans ont fait s’arrêter une voiture de villageois pour leur demander des cigarettes. À peine arrêtés ceux-ci se sont retrouvés avec un sabre sous la gorge. Les gens de Moria ont parcouru en vain les chemins menant au bidonville pour retrouver les agresseurs : ceux-ci avaient pris la poudre d’escampette.
Le lendemain, c’est une voiture incendiée dans les champs que les pompiers ont dû éteindre en urgence. Chaque jour, de nouveaux faits divers font monter la tension entre clandestins et autochtones : un local publiait hier des photos de traces d’un cambriolage.
Mais la tension est présente également au sein du camp, dans la « jungle » où règne en partie la loi du plus fort. Et le plus fort en l’occurrence – comme la réalité est cruelle – c’est le groupe ethnique dominant : l’Afghan. Pour le moment, il serait mensonger de parler de guerre ouverte entre telle et telle ethnie. Cependant, n’en déplaise aux amoureux du village global, rien n’est moins enclin au métissage qu’un bidonville du Tiers-Monde. Au sein du camp comme lors des déplacements extérieurs, les clandestins se regroupent par nationalité, à l’exception des Subsahariens qui semblent régulièrement se mélanger entre eux.
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