January 22, 2019
Des groupes organisés contre la haine sur le net ?

« Contre la haine en ligne, des internautes s’organisent »: Le magazine Slate révèle que des groupes de militants organisés œuvrent sur les réseaux sociaux pour manipuler l’opinion publique.
extrait de l'article :
*"*C’est le cas de Simon. Pendant quelques minutes ou une heure chaque jour, il réagit à la haine. Parfois, il interroge: «Avez-vous lu tout l’article?»(...)
Aux côtés de 173 personnes inconnues, il répond méthodiquement à la haine à l’œuvre dans les commentaires d’articles. Avec ses camarades, il se coordonne dans un groupe Facebook, secret et fermé, dont le nom reprend ironiquement un sigle policier. Il réunit femmes et hommes de 20 à 55 ans, «beaucoup de travailleurs sociaux», suppose Simon, même s’il n’en connaît personnellement que très peu. Depuis 2016, le groupe veille sur les posts Facebook des journaux normands pour faire en sorte que les commentaires les plus «likés», et donc ceux qui remontent tout en haut de la section, ne soient pas systématiquement les plus haineux.
(...) Face aux discours de haine en ligne, une majorité de personnes reste silencieuse, par manque de temps ou tout simplement manque d’arguments. Pour pallier cela, le think tank Renaissance numérique a créé «Seriously» en 2015, une méthode pour accompagner les internautes afin d'apprendre à répondre à la haine et à dépassionner les débats. Créé à l'origine dans le but d’aider des associations comme SOS homophobie ou SOS Racisme sur les réseaux sociaux, le site a aujourd’hui une portée plus vaste.
Pour commencer, sur Seriously, on rappelle la loi: «On ne peut pas tout dire sur internet. En France, selon la loi de 1881, les peines encourues peuvent aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45.000 euros d’amende». En fonction du type de discours –islamophobe, xénophobe, sexiste, LGBTphobe, les internautes peuvent consulter différents chiffres, graphiques ou articles (...)"