November 15, 2022
Enquête sur l’appel à la violence de Jean-Luc Mélenchon pour répondre à “l’extrême-droite”

“Vous autres là, les militants, il y en a dans cette salle ! Il va falloir commencer à vous organiser les camarades parce que nous, à Marseille, on a du y aller avec des méthodes [temps de pause] impactantes !”. Voilà ce qu’ont pu entendre les électeurs de LFI de la bouche de Jean-Luc Mélenchon hier soir à son meeting de Clermont-Ferrand “contre la vie chère”. Avant de prononcer cette phrase, Mélenchon mentionnait les tags et les collages de l’extrême-droite en amont de son meeting. Une forme de militantisme qui, selon lui, mériterait une réponse de la part des militants LFI. Si l’ancien candidat pèse ses mots, le ton employé ne laisse planer aucun doute sur ses véritables intentions : affronter “l’extrême-droite” dans la rue, par tous les moyens possibles.
Quelques secondes plus tard, le député diffame une manifestation lyonnaise en hommage à Lola pour justifier ses propos, en qualifiant le cortège pacifique de “milice qui se balade dans Lyon, en foutant la trouille à tout le monde, en tabassant des gens”. Seul hic, aucune violence n’a été constatée ce soir-là, en dépit des messages alarmistes des personnalités de gauche et des représentants antifascistes locaux.
Plus alarmant encore, cet appel à la violence lui a peut-être bien été soufflé par Raphaël Arnaud, le représentant du mouvement “anti-fasciste” de la Jeune Garde, bien connu pour ses agressions injustifiées et en surnombre de jeunes militants de droite. En effet, les deux hommes se sont rencontrés plusieurs fois et pas plus tard que le 13 novembre lors du rassemblement de LFI en hommage aux victimes du Bataclan, comme le montre la deuxième photo de ce tweet du groupe parlementaire LFI. Raphaël Arnaud s’est également félicité de la déclaration de J-L Mélenchon sur Twitter et en a profité pour faire la promotion de son mouvement violent.
Le mouvement Jeune Garde, originaire de Lyon et maintenant implanté dans plusieurs grandes villes de France, traîne quelques casseroles derrière lui. Leurs multiples agressions de militants ou sympathisants de droite et leurs nombreuses calomnies à l’encontre des sections de l’Action Française et Génération Identitaire sont amplement cautionnées par la mairie de Lyon. La JG a notamment été invitée par Nathalie Perrin-Gilbert (ancienne maire du 1er arrondissement sous les étiquettes socialiste, communiste, LFI) à donner une conférence dans l’hôtel de ville du 1er arr. sur les méthodes à employer pour lutter contre l’extrême-droite en février 2021. Un des leaders de la Jeune Garde à Lyon, Luc B, est également mis en cause par la justice pour avoir revendiqué sur Instagram son appartenance à Boko Haram. Luc B. a également justifié l’assassinat de Samuel Paty en ces termes : “A force de critiquer, insulter la même religion, voilà le résultat”, en joignant à sa publication la photo de la tête décapitée du professeur.
Certains pourraient reprocher à cet article que ces éléments ne constituent rien de plus qu’une douteuse culpabilité par association. Il n’en demeure pas moins que certaines fréquentations très radicales de Jean-Luc Mélenchon sont particulièrement préoccupantes.
I-Média par Jules Blaiseau