October 24, 2019
Entretien avec Bertrand de La Chesnais – Carpentras : « Réveiller la Belle endormie ! » (Présent)

**Présent **- Carpentras est une ville au nom évocateur pour les patriotes. Pour le pire et le meilleur… Le pire, c’est la profanation-machination de 1990 dont le pouvoir socialo-mitterrandien de l’époque a voulu faire porter le chapeau à un FN en pleine ascension. Le meilleur, c’est Marion Maréchal élue député en 2012 et qui, du haut de ses 22 ans, a commencé d’y incarner un nouveau souffle pour le courant national. Les municipales de 2020 vont-elles confirmer ce fort enracinement de la droite ? Présent a rencontré le général Bertrand de La Chesnais, 61 ans, ancien n° 2 de l’armée de terre, mariée à une Carpentrassienne qui lui a fait aimer sa ville au point qu’il accepte aujourd’hui de se lancer à la conquête d’une mairie actuellement aux mains de la gauche.
— Vous prenez la tête d’une liste « divers droite ». N’y a-t-il pas un risque sur le plan de la visibilité ?
— La politique politicienne et ses étiquettes n’ont pas grand-chose à voir avec la gestion municipale, les gens le savent très bien. Ma liste rassemble des gens venant du RN, des LR, centristes et même LREM ! Mais notre socle commun, ce sont les valeurs essentielles de la droite, et ceux qui nous rejoignent l’acceptent librement. Nous annonçons clairement la couleur !
— En 2014, la gauche a conservé la ville en raison des divisions de la droite. Ce scénario ne risque-t-il pas de se renouveler en 2020 ?
— Je me bats pour que nous soyons la seule liste de droite au second tour. A la fois par le travail de terrain : je mène une campagne de porte à porte et tiens des réunions thématiques dont la dernière a réuni 120 personnes ! Mais aussi par les contacts que j’entretiens avec de potentiels concurrents de droite. La gauche sait toujours se rassembler au second tour. Pourquoi pas la droite ? En 2008, il y avait trois listes de droite au second tour, en 2014, deux. Je travaille pour qu’en 2020, il n’y ait que la nôtre et qu’elle soit victorieuse !
— Quelles sont vos relations avec le RN, électoralement très puissant à Carpentras ?
— Personnellement, je n’appartiens à aucun parti. Côté RN, Hervé de Lépinau est entré en campagne à mes côtés. Nous faisons ensemble un excellent travail de fond. Il me permet de faire entendre mon discours à l’électorat du RN et aux couches de la population qui souffrent le plus de l’incurie qui sévit depuis trop longtemps dans notre pays. Il est important pour moi de rassembler tous les Carpentrassiens autour d’un projet d’espoir et de renouveau. Je n’ai donc aucun problème à travailler avec des gens du RN !
— Votre programme pour Carpentras ?
— Après 12 ans de gestion socialiste, notre ville est endettée, sale, et l’insécurité y règne. Notre projet se décline en quatre axes : promouvoir l’ordre public et environnemental, soutenir un renouveau économique, redonner un rayonnement national et international à l’identité culturelle de Carpentras, développer un réseau local de formation pour la jeunesse.
Je tiens beaucoup à la notion d’enracinement. C’est en retrouvant notre identité que nous réveillerons la Belle endormie en la rendant de nouveau attractive pour les touristes et les investisseurs, agréable à vivre pour les Carpentrassiens.
**Présent **