La censure dont je viens de faire l’objet de la part d’Instagram – réseau, je le rappelle, détenu par Facebook – montre que les GAFAM ne veulent plus voir une seule tête dépasser. Non contents d’échapper à la plupart des régulations du fait de leur taille gigantesque, les GAFAM cherchent donc à réguler eux-mêmes chaque débat national en censurant ceux qui leur déplaisent. Personne ne doit pouvoir contester l’idéologie inclusive et multiculturelle en vigueur en Californie. Ils sont en train de transformer internet en un campus américain géant !
On assiste à l’alliance, qui peut faire sourire, entre les géants américains de la Tech, toujours plus ivres de leur pouvoir, et des activistes d’extrême gauche qui, ne supportant plus d’entendre des opinions qui les dérangent, les dénoncent en meute sur les réseaux sociaux avec leurs raids de signalements. Ce n’est plus « le vice appuyé sur le bras du crime » de Chateaubriand, c’est la délation rageuse appuyée sur les monopoles privés ! D’ailleurs, l’extrême gauche n’est pas la seule en cause : les gouvernements français et européens encouragent aussi ces entreprises à se faire police de la pensée.
En réalité, les GAFAM ne supportent pas les frontières car leur zone de jeu est mondiale et que cela leur permet d’échapper à toute régulation efficace. Ils sont donc engagés dans une lutte féroce contre tous ceux qui défendent l’identité des peuples et des nations. Ce n’est donc pas une surprise qu’ils s’en prennent d’abord à moi en France.