Les syndicats n’ont pas fait illusion très longtemps mercredi 1er mai, rapidement et largement dépassées par des manifestants Gilets Jaunes et autres Black blocs… la FSU a par exemple quitté le cortège quand la mobilisation tournait ici et là à l’affrontement. En véritable Caliméro du syndicalisme, Philippe Martinez, patron de la CGT, s’est plaint du traitement dont a été l’objet sa formation… avec une découverte : les lacrymo ca pique les yeux...
Pour la révolution il faudra donc repasser. Philippe Martinez joue à présent la carte de la victime accusant le ministère de l’Intérieur d’avoir délibérément ciblé son cortège. Enchaînant les plateaux télé, le patron de la CGT a multiplié les appels du pied en direction des Gilets Jaunes, qu’il appelle à se syndiquer… oubliant au passage qu’une partie de ces manifestants sont leurs propres patrons…
Les blacks blocs ont eux joué au chat et à la souris avec les forces de police, appuyés parfois par les Gilets Jaunes les plus énervés. Quant au service d’ordre de la CGT, historiquement réputé pour son efficacité, il n’est aujourd’hui plus que l’ombre de lui-même. Sommet de l’humiliation, lorsque la FSU, la Fédération Syndicale Unitaire, 5ème centrale de France, a quitté le cortège… son départ a été applaudi par les Gilets Jaunes. Des Gilets Jaunes qui ne sont apparemment pas dupe sur la duplicité des syndicats, largement financés par les deniers publics... Cette année en tout cas, le 1er mai n'a clairement pas été celui des centrales.