October 03, 2022
Espagne : en Catalogne près d'un prisonnier condamné sur deux est étranger

Deux tiers des détenus en attente de jugement dans les prisons catalanes sont des étrangers. Des immigrés représentant ensuite 44 % des condamnés. En Catalogne aussi, le lien entre immigration et insécurité est évident.
Un gouvernement espagnol ouvertement pro-migrants
En matière d’immigration, les intentions du gouvernement socialiste espagnol de Pedro Sánchez sont claires : en mai 2021, ce dernier avait dévoilé les résultats des travaux d’une centaine de chercheurs et hauts fonctionnaires à travers un document intitulé « Espagne 2050, fondements et propositions pour une stratégie nationale de long terme ». Sans ambages, le rapport suggérait d’accueillir en moyenne 250 000 immigrés chaque année en Espagne d’ici 2050 afin de limiter la baisse de la population en âge de travailler.
L’année précédente, au mois de janvier 2020, José Luis Escriva, ministre espagnol de la Sécurité sociale, de l’inclusion et des migrations, lors du Forum de l’OCDE sur les migrations avait déclaré que l’Espagne allait avoir* « besoin de millions et de millions de migrants dans les prochaines années ».*
Mais cette immigration massive clairement souhaitée par le gouvernement espagnol a d’ores et déjà un impact en matière d’insécurité dans le pays. À ce titre, un article publié par le quotidien catalan El Periódico le 26 septembre dernier apporte un éclairage évocateur sur ce sujet.
Le journal indique en effet que dans la communauté autonome de Catalogne, 67 % des détenus (975 individus sur 1 462) en attente de jugement dans les prisons au mois d’août 2022 sont des étrangers. Une proportion supérieure à la moyenne du reste de l’Espagne, où les immigrés représentaient 44 % des détenus (3 299 sur 7 498) en moyenne en 2020 (dernière date pour laquelle ces données sont disponibles). Ces données issues de l’Administration générale de l’État ne prennent pas en compte les prisons de Catalogne et du Pays basque.
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