November 15, 2022
Gérard Collomb dénonce la politique migratoire de Macron et s’oppose à l’accueil de l’Ocean Viking

S’il y avait une personnalité politique de laquelle nous n’attendions pas de commentaire virulent sur l’accueil de l’Ocean Viking, ce serait certainement Gérard Collomb. L’ancien ministre de l’Intérieur d’Emmanuel Macron a pourtant décidé de sortir du silence concernant le chaos migratoire et particulièrement l’accueil du navire d’SOS Méditerranée. Selon lui, l’accueil de ce bateau marquerait « un tournant dans la politique d’immigration en France ». Entendons par là un précédent qui constituerait une nouvelle filière de l’immigration.
Il confie notamment avoir démissionné de son poste de ministre en 2018 pour protester contre le projet d’Emmanuel Macron d’installer un « *centre contrôlé *» à Toulon qui aurait accueilli des clandestins. Dans un entretien accordé à Le Point, l’ancien ministre explique son raisonnement. Lors du déplacement à Marseille en hommage aux deux jeunes femmes assassinées froidement aux abords de la gare Marseille-Saint-Charles, Gérard Collomb a une révélation. « *Je ne veux plus que cela se reproduise. *Et si je laisse se réaliser l’installation de ce centre de contrôle, je me sentirai plus tard responsable des actes qui pourraient entraîner la mort de personnes ». Cette formule est forte, puisqu’elle établit un lien direct entre les meurtres de français et la présence de clandestins dans nos villes. Interrogé par un journaliste sur la raison de son silence jusqu’à présent, Collomb a affirmé qu’il s’est tu pour ne pas nuire à la réélection de Macron. « Si j’avais dit cela à l’époque, j’aurais gravement nui à Emmanuel Macron. Si je m’étais exprimé avant la présidentielle, mon intervention aurait pu inverser le résultat de cette élection, et Marine Le Pen être élue. C’est pourquoi je me suis tu. ». Quelles que soient les raisons qui ont poussé Collomb à prendre la parole publiquement aujourd’hui, la maladie ou la mort politique, il paraît désormais évident que les meurtres de Français lui paraissaient moins importants que le bilan d’Emmanuel Macron. Toutefois, ses déclarations risquent de provoquer un véritable coup de tonnerre dans le débat public.
I-Média par Jules Blaiseau