Alors que la manifestation de jeudi était prévue de longue date, de nombreux débordements ont eu lieu un peu partout en France et tout particulièrement à Paris. Entre violences d’extrême gauche et policières, le scénario semble condamné à se répéter sans cesse.
Une journée de grève marquée par la violence
Violence d’extrême gauche, violence policière, la journée de mobilisation syndicale de jeudi aura été marquée par des affrontements de rue et des scènes de guérilla urbaine devenus presque habituels depuis le début du quinquennat Macron.
A la manœuvre : les black blocs dont la présence avait été annoncé par le gouvernement qui prévoyait la veille de la manifestation la venue de 1000 casseurs… et le moins que l’on puisse dire c’est que cela n’a pas manqué.
Des images de guérilla urbaine qui font réfléchir alors que le premier ministre félicite ouvertement les syndicats pour leur gestion des cortèges. Une chose est sure, si les blacks blocs ont été vivement rejetés par des manifestants à Nantes comme nous l’évoquions dans notre édition de jeudi, d’autres ont clairement été acclamés dans des cortèges comme par exemple à Paris.
Un gouvernement débordé et incapable de faire face aux casseurs ?
Un accueil parfois chaleureux pour des casseurs qui a de quoi inquiéter. En effet de nombreux commerçants ont été sommés par les autorités publiques de fermer boutique. Ainsi, le gouvernement admet ouvertement son incapacité à faire face. Incapacité doublée de celle des syndicats, complètement dépassé par leur gauche.
Une incurie gouvernementale incarnée par le préfet Lallement, personnage détesté de l’opinion et dont les compétences sont régulièrement remises en causes. Problème : difficile de limoger cet individu après que son prédécesseur ait lui-même été évincé… il semblerait que les premières de ressources humaines vont de mal en pis à la tête de l’Etat...
Un État débordé, plus ou moins volontairement d’ailleurs selon les besoins politiques du moment, mais aussi des fonctionnaires de police qui déraillent complètement avec une nouvelle fois une série de violences qui attisent le ressentiment d’une partie de la population.
Comme vous pouvez le voir, les interventions tournent au tabassage en règle et laisse songeur sur les ordres qui ont pu être transmis et sur l’état d’esprit général du personnel de police...
Les violences des deux bords profiteront en tout cas au gouvernement qui in fine se présentera en dernier recours pour assurer l’ordre républicain…