September 07, 2021
Hommage à Jean-Paul Belmondo

“Une paella sans coquillages c’est comme un gigot sans ail, un escroc sans rosette: quelque chose qui déplaît à Dieu”.
“Quand les types de 130 kilos parlent, les types de 60 kilos les écoutent”.
“ J’en ai assez d’être aimé pour moi même, j’aimerais être aimé pour mon argent”.
“Je sais bien que t’as pas buté l’autre imbécile! Mais t’en as fait flinguer d’autres! si on rajoute à ça le racket, la drogue, les putes, ça fait une jolie carrière quand même!
Les vingt ans que tu vas prendre, c’est un peu la médaille du travail qu’on va te remettre”.
Et, dans Un singe en hiver, Fouquet -Bebel, accusé d’ivrognerie par le cafetier Frankeur et défendu par Gabin dans une passe d’arme riche et triomphante:
-“ Lui un ivrogne?”
-”Ah ben oui, même le père Bardasse qui boit quatorze pastis par jour n’en revenait pas!”
-”Ah parce que tu mélanges tout ça toi? Fouquet et le père Bardasse, le plumet et la serpillère,les grands-ducs et les boit- sans-soif ??!!”
-”Les grands-ducs?”
-” Oui Monsieur! les princes de la cuite,les seigneurs !! ceux avec qui t’as bu le coup des fois, mais qui ont fait verre à part .Tes clients et toi, vous passiez pas par les mêmes écluses. Ils vous laissent à vos putassseries, les princes. Ils sont à cent mille verres de vous… sur leur caravelle...sur leur tapis volant...ils tutoient les anges”...
-” Excuse-moi, nous autres on est encore capable de tenir le litre sans se prendre pour Dieu le Père”!!
-” C’est bien ce que je vous reproche! Vous avez le vin petit, la cuite mesquine. Au fond, vous méritez pas de boire! C’est de l’usurpation, tiens! Je me demande si des gens comme Fouquet picolent pas pour oublier les pignoufs de votre genre ?!pour ne plus se rappeler qu’ils existent!! ce serait un motif”.
A Bebel, à Blondin, à Audiard, à Céline qui l’a inspiré,à Verneuil, à Chabrol, à Gabin, à Lino, à Darc ,à Blier, à Blanche,à Carmet,à Biraud, à Dalban,... aux insolents, aux esprits libres, aux amoureux du verbe, au génie français.
C.H