Incendie de Rouen : "Nous avons une situation normale, habituelle, telle qu'elle se présente en milieu urbain ici"
Le préfet de Normandie Pierre-André Durand a affirmé samedi que les résultats officiels d'analyses de l'air réalisées après l'incendie de l'usine Lubrizol démontrent un *"état habituel de la qualité de l'air à Rouen" : *
"Nous avons une situation normale, habituelle, telle qu'elle se présente en milieu urbain ici", a-t-il précisé. Avec cependant "une exception, qui est le site [de l'usine] lui-même, sur lequel on note une présence de benzène".
Si la préfecture maintient qu'il n'y a aucun danger dans l'air ou dans la suie, les habitants de Rouen sont loin d'être rassurés et ne comprennent pas la communication des autorités sur cet incendie. Pour David Cormand, secrétaire national d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) et élu de la métropole Rouen Normandie, « Lubrizol est le plus important accident industriel en France depuis AZF (Toulouse, 2001). La gestion du drame que vit notre métropole de Rouen est scandaleuse et humiliante ».
L’association environnementale "Générations futures" alerte : « Des heures de combustions d’hydrocarbures combinées à d’autres substances n’auront pas manqué de dégager des substances préoccupantes. »
Une catastrophe pour les agriculteurs
Pour les agriculteurs et paysans de la région, se trouvant même à des dizaines de kilomètres au nord du sinistre, la situation est catastrophique. Il semblerait que les cultures en champ soient invendables et le bétail a dû être rentré avant la date prévue alors que les paysans n’ont pas forcément déjà rentré de quoi les nourrir. Les œufs, le miel, les pâturages récoltés depuis la date du 26 septembre sont consignés et devront passer un contrôle avant de pouvoir être vendus...
Une manifestation prévue mardi 1er octobre
Plusieurs organisations syndicales, associations environnementales ou encore fédérations de parents d’élèves organisent une manifestation mardi 1er octobre devant la préfecture « pour exiger la vérité et la transparence ».