Jacques Attali valide et acclame le Grand Remplacement (Présent)
Jacques a dit
La Grand Remplacement est une réalité ! Il ne s’agit pas du cœur du dernier discours d’Eric Zemmour mais de l’idée défendue par l’increvable Jacques Attali. Ce dernier ne fait toutefois pas le procès du phénomène mais son éloge, quitte à manipuler l’histoire à sa sauce pour argumenter son idée.
Quand Jacques Attali s’exprime, mieux vaut l’écouter. Non pas que ses thèses soient brillantes, ou même pertinentes, mais l’homme n’est rien de moins que l’un des conseillers privilégiés des présidents français depuis 40 ans. Il dispose par ailleurs d’une place de choix dans les médias, considéré comme « un sage », et est tout simplement l’un des disciples et des relais en France de la voix du milliardaire mondialiste George Soros.
La campagne présidentielle en cours fait donc la part belle au thème du Grand Remplacement. Dénoncé ouvertement par Eric Zemmour ou salué par Jean-Luc Mélenchon sous l’appellation de « créolisation », il fut aussi de manière plus surprenante évoqué par Valérie Pécresse lors de son calamiteux meeting du 13 février. Accusée de céder à l’extrême droite, elle expliqua néanmoins dans la foulée qu’elle ne s’en prenait pas au Grand Remplacement mais qu’elle était le « rempart républicain » à une « théorie de la haine et de la peur » qu’elle « déteste et combat ».
Quoi qu’il en soit, l’occasion était trop belle pour Jacques Attali. Sur son site internet officiel, l’homme a profité de la situation pour déverser sa bile sur la droite et sur « les obscurantistes », qui semblent peu ou prou être les mêmes personnes dans son esprit.
Son objectif n’est cependant pas de contester le grand remplacement mais de l’expliquer pour mieux le valider et l’acclamer. Voilà qui, au moins, change du discours habituel consistant à nier un phénomène pourtant évident.
Pour faire sa démonstration, Jacques Attali n’hésite pas à manipuler et à trafiquer l’histoire dans les grandes largeurs.
A ses yeux, le grand remplacement « correspond à une indéniable réalité biologique », « chaque génération est remplacée par la suivante » et la peur de ce phénomène « renvoie tout simplement à la peur de la mort ». Il précise ensuite que « des peuples ont sans cesse été remplacés par d’autres », et que ces derniers ont même pris le nom de l’envahisseur, comme en Allemagne ou en France.
Ne faisant ni distinction entre les peuples concernés, notamment sur le plan ethnique, ni mention du temps qu’il a fallu pour que ces changements aient lieu, son analyse est donc volontairement trompeuse.
Pour Jacques Attali, le même phénomène a été constaté pour les religions, le christianisme et l’islam ayant grand-remplacé le paganisme.
Il va plus loin, clamant dans une saillie digne du Grand Orient de France que « l’obscurantisme religieux tente de nouveau de vaincre les Lumières […]. Et nul ne pourra plus se réjouir du renversement de la dictature d’un obscurantisme chrétien, si c’est pour se voir imposer celle d’un nouvel obscurantisme, musulman ou autre ».
L’obscurantisme, qui se manifeste par la négation de la vérité, la soumission des peuples et la destruction de leur essence, paraît davantage correspondre au profil de Jacques Attali. Il n’est pourtant ni de droite ni catholique.