April 05, 2023
L'intelligence artificielle "pourrait être" un danger pour la société, estime le président Joe Biden

Le président des États-Unis, Joe Biden, a déclaré que l'intelligence artificielle (IA) "pourrait être" dangereuse, mais qu'il restait à voir comment la technologie affecterait la société.
S'exprimant au début d'une réunion avec des conseillers scientifiques et technologiques, M. Biden a déclaré que les entreprises technologiques avaient la responsabilité de s'assurer que leurs produits étaient sûrs avant de les mettre sur le marché.
"Les entreprises technologiques ont la responsabilité, à mon avis, de s'assurer que leurs produits sont sûrs avant de les rendre publics", a notamment déclaré M. Biden lors de l'ouverture d'une réunion du Conseil des conseillers du président pour la science et la technologie. À la question de savoir si l'IA était dangereuse, M. Biden a répondu que* "cela reste à voir"*, mais que "cela pourrait être le cas".
M. Biden a déclaré que l'IA pourrait contribuer à relever des défis tels que les maladies et le changement climatique, mais que les développeurs de cette technologie devraient également s'attaquer aux "risques potentiels pour notre société, notre économie et notre sécurité nationale".
Le président a rappelé que les effets des médias sociaux sur la santé mentale des jeunes montraient les dommages que les nouvelles technologies pouvaient infliger en l'absence de garde-fous.
Les remarques de M. Biden interviennent dans un contexte de débat croissant sur la manière de réglementer l'IA, certaines voix éminentes appelant à une pause dans le développement de la technologie jusqu'à ce que des garde-fous puissent être mis en place.
Pour rappel, dans une lettre ouverte publiée le mois dernier, un certain nombre de leaders technologiques, dont Elon Musk, fondateur de Tesla, et Steve Wozniak, cofondateur d'Apple, ont appelé à une pause dans le déploiement de l'IA en raison des "risques profonds pour la société et l'humanité" que présente cette technologie. Cet appel a été lancé en réponse à la publication de GPT-4, la suite du chatbot révolutionnaire ChatGPT.