February 08, 2023
[La Chronique Agora] La productivité est à la traîne derrière l'inflation : La croissance de la productivité de nos économies ne va pas compenser la dévaluation des monnaies causée par l’inflation…
![[La Chronique Agora] La productivité est à la traîne derrière l'inflation : La croissance de la productivité de nos économies ne va pas compenser la dévaluation des monnaies causée par l’inflation…](https://tvl.fr/upload/media/article/0001/23/70f8a2228127323b5f1e99946c6edca2f9fdd108.jpg)
Il reste maintenant peu de temps avant que des millions d’Européens ne soient piégés par l’effondrement de leur devise et leurs gouvernements profondément endettés.
Pour aggraver cette situation, la transition énergétique – un des investissements les plus tendance de l’année – accélèrera ce processus dévastateur. La transition ne sera pas « douce ». Elle est au contraire porteuse de revers économiques, d’appauvrissement et source d’inégalités croissantes.
Prenons un exemple très concret tiré de l’actualité récente. Nos politiciens nous chantent la réindustrialisation de la France. Ils ont des plans et des idées pour cela… Mais ils ont aussi des idées et des plans pour l’énergie. Et tout ce dirigisme est incohérent.
Après les fermetures d’usines
Le 8 décembre, le géant de l’alimentaire Cofigeo annonçait qu’il fermait quatre usines, dont la plus ancienne de la marque William Saurin.

Comme l’explique La Marne :
« Face à l’envolée des prix de l’énergie, le groupe Cofigeo à qui appartient la marque de fabrication de conserves cuisinées, estime qu’il n’avait plus d’autres solutions.
Selon Mathieu Thomazeau, président de Cofigeo, la facture ‘passera du jour au lendemain, de 4 M€ à 40 M€. Après plusieurs mois d’échanges avec les syndicats, le groupe qui détient les marques William Saurin, Garbit, Raynal et Roquelaure et Zapetti a donc décidé de fermer momentanément quatre sites qui représentent 80% de sa production.
Une décision qui sonne comme un coup de tonnerre dans le monde de l’industrie agroalimentaire. »
Beaucoup d’industries décident de suspendre leur production ou de fermer des usines lorsqu’elles ne peuvent pas répercuter leurs coûts sur les clients. D’autres déménagent dans des pays où l’énergie est moins chère.
Deux trains vont entrer en collision : la destruction des monnaies (par la création monétaire) et la mise au rebut de la véritable source de notre création de richesse (les énergies fossiles).
Ceci conduira à un « hiver cauchemardesque ». Un hiver qui risque de durer. La dernière fois que ce genre de cycle d’inflation haussière s’est produit, à l’époque des chocs pétroliers, il a duré 13 ans.
