June 09, 2023
[La Chronique Agora] Le marché japonais n'a pas fini de nous enchanter : Alors que la Chine est en perte de vitesse, l’économie japonaise serait proche de parvenir à atteindre son objectif de plusieurs décennies.
![[La Chronique Agora] Le marché japonais n'a pas fini de nous enchanter : Alors que la Chine est en perte de vitesse, l’économie japonaise serait proche de parvenir à atteindre son objectif de plusieurs décennies.](https://tvl.fr/upload/media/article/0001/25/c7e6810c07c64f2887d9d1cc50d0b29674a3f488.jpg)
On s’ennuie ferme sur les marchés occidentaux ! Ils se caractérisent ces temps-ci par une stagnation qui s’éternise et des volumes qui s’effondrent littéralement – à Paris, mais pas seulement – dans des proportions inconnues au XXIème siècle. Pour le CAC 40, les séances à moins de 1,5 Mds€ d’échanges réels s’enchaînent… un niveau digne d’un mois d’août, deux ou trois fois inférieur à ce que l’on pourrait attendre.
On assiste également à l’effondrement simultané de la volatilité et de la perception du risque, mesurée par le VIX, qui est retombé sous 14 à Wall Street, soit un niveau pré-pandémie. Comme si le tableau macroéconomique était le plus idéal contemplé depuis fin janvier 2020.
Et comme les marchés ne se focalisent que sur les rayons de soleil qui passent entre les nuages, ils se félicitent des prévisions de l’OCDE qui sont revues légèrement à la hausse en ce qui concerne le monde (de 2,6% à 2,7%), puis l’Europe et les Etats-Unis.
La Chine, qui passerait de 5,3 à 5,4%, n’atteindrait pas son objectif de 5,5%. Par ailleurs, les perspectives restent médiocres pour 2024 avec 5,1%.
Cap sur le soleil levant
Alors que les provocations de Pékin s’enchaînent (nouvelle violation de l’espace taiwanais par l’aviation chinoise ce jeudi matin), les Etats-Unis cherchent à réduire leur dépendance vis-à-vis de la Chine, notamment en ce qui concerne les produits de haute technologie : les pays capables de les fournir, avec des niveaux de qualité et un coefficient de fiabilité élevé ne sont pas si nombreux.
On peut même dire que le choix se résume à deux pays : la Corée du Sud et le Japon, le second étant 2,5 fois plus puissant économiquement que le premier.
Ce n’est donc pas un hasard si les investisseurs étrangers ont fait leur grand retour sur le marché d’actions nippon depuis avril, et en particulier depuis que Warren Buffett s’est rendu au Japon, où il a déclaré que sa société Berkshire Hathaway avait relevé son exposition sur cinq sociétés locales. Le Japon est désormais la deuxième principale région économique représentée dans son portefeuille, après les Etats-Unis… où Apple représente en fait 60% du total de la poche d’actions américaines.
Ainsi, le Nikkei 225 s’offre un rally de 25% depuis le début de l’année : il gagné 4% d’une seule traite du 1er au 6 juin pour plafonner à l’ouverture du 7 juin à 32 708 points, son plus haut niveau depuis 33 ans.
Le rebond inexorable de la Bourse de Tokyo est alimenté par un flux d’achat d’actions opérés par des investisseurs presque exclusivement étrangers qui prennent prétexte de valorisations plus abordables qu’à Wall Street ou au sein des « » d’Euronext.