June 13, 2023
[La Chronique Agora] Quand les microcaps décollent : Préparez-vous au retournement de situation sur les petites sociétés cotées : des performances exceptionnelles pourraient suivre.
![[La Chronique Agora] Quand les microcaps décollent : Préparez-vous au retournement de situation sur les petites sociétés cotées : des performances exceptionnelles pourraient suivre.](https://tvl.fr/upload/media/article/0001/25/91e435fc53dec9131a6d60951a932231ea18ed6e.jpg)
S’il y a bien une catégorie d’actions susceptible de surperformer sérieusement cette année, ce sont les microcapitalisations, ou microcaps. Selon moi, elles offrent les meilleures opportunités du marché à l’heure actuelle.
Commençons par un bref rappel des faits…
Dans un marché baissier, les grandes capitalisations résistent mieux que les moyennes. Les moyennes capitalisations résistent mieux que les petites capitalisations. Et les petites capitalisations résistent mieux que les microcaps, les plus petites des petites capitalisations.
Toutefois, l’histoire montre également que lorsque le marché décolle véritablement, les moyennes capitalisations surpassent les grandes capitalisations, les petites capitalisations surpassent les moyennes capitalisations et les microcapitalisations surpassent les petites capitalisations.
En d’autres termes, le processus s’inverse.
Les microcaps constituent la catégorie d’actions la plus volatile. Elles sont également les plus rentables dans un marché haussier.
Comme le montre le graphique ci-dessous, les microcapitalisations surpassent toutes les autres formes d’investissement en actions et obligations sur le très long terme.

Les microcaps surpassent tout le reste
Il s’en faut de peu : 1 000 $ investis dans les grandes capitalisations il y a un siècle valent aujourd’hui 12,3 M$. La même somme investie dans les petites capitalisations vaut aujourd’hui 38,5 M$. Et 1 000 $ investis dans un portefeuille diversifié de microcapitalisations valent 67,8 M$.
La contrepartie de cette surperformance de 55 M$ est – vous l’avez deviné – une plus grande volatilité. Cela est particulièrement vrai pour les microcapitalisations qui ne sont pas encore rentables.
Mais il ne faut pas confondre pré-bénéfice et pré-revenu. Je n’ai jamais recommandé une microcap qui n’a pas déjà enregistré une croissance substantielle de ses ventes.
Les sociétés de cette taille qui n’ont pas encore franchi le cap de la rentabilité ont vu leurs actions souffrir le plus l’année dernière. Et il n’est pas difficile de comprendre pourquoi.
Les entreprises qui ne sont pas en mesure de soutenir leur croissance avec leurs propres flux de trésorerie doivent périodiquement faire appel aux marchés boursiers et obligataires pour lever des capitaux frais. Or, les taux d’intérêt sont désormais beaucoup plus élevés qu’il y a un an. En plus, il est plus difficile de réaliser une offre secondaire d’actions dans un marché baissier. Et pour ne rien arranger, la faiblesse du cours des actions rend la levée de capitaux plus coûteuse. Plus dilutive.