February 08, 2020
«La France n'est pas une terre de fatwas»: Nicole Belloubet regrette ses propos sur la critique de la religion

Le ministre de la Justice Nicole Belloubet a regretté, dans une tribune au Monde, ses propos «inexacts» sur la critique de la religion, qui ont provoqué un tollé et lui ont valu d'être accusée de mal connaître le droit ou de justifier le délit de blasphème dans le cadre de l'affaire Mila.* «J'ai eu une expression qui était non seulement maladroite, ce qui est regrettable, mais surtout inexacte»*, reconnaît le ministre de la Justice, en exposant sa vision de la défense de la laïcité en France.
«L'insulte à la religion n'existe heureusement pas dans notre République. Seules sont réprimées les injures faites à autrui en raison de son appartenance à une religion déterminée», souligne Nicole Belloubet dans sa tribune. «L'affaire Mila a remis en lumière la question du droit au blasphème. Ce droit existe. Dans notre pays, chacun est libre de blasphémer. C'est l'évidence même», ajoute la ministre, avant de poursuivre : «La France n'est pas une terre de fatwas», dit-elle aussi, après avoir souligné qu'«en matière de laïcité, il n'y a pas d'accommodements possibles. C'est un bloc. Inaltérable. Non négociable. Vital».