March 24, 2019
La politique migratoire continue de diviser en Europe

En 2017, quelque 825 000 personnes ont acquis la nationalité d’un État membre de l’Union européenne (UE), un chiffre en baisse par rapport à 2016 (où il s’établissait à 995 000) et à 2015 (841 000). Si, parmi les personnes devenues citoyens de l’un des États membres de l’UE en 2017, 17 % étaient auparavant citoyens d’un autre État membre de l’UE, la majorité était des ressortissants de pays tiers ou des apatrides. Les Marocains, les Albanais et les Indiens en ont été les principaux bénéficiaires.
Les pays de l’UE ont une nouvelle fois étalé à Bruxelles leurs divisions sur la réforme de leur système commun d’asile, trois jours après l’appel d’Emmanuel Macron à une harmonisation européenne. La Commission a appelé à avancer sur d’autres dossiers moins explosifs comme la base de données Eurodac des empreintes de migrants.
Plusieurs pays, comme l’Italie, la Pologne ou la Hongrie ont réaffirmé qu’ils n’accepteraient pas de « saucissonner » la réforme de l’asile. Et que s’il n’y avait pas d’accord sur un nouveau système de Dublin, il n’y aura pas d’accord. Le règlement de Dublin oblige à renvoyer l’immigré dans son premier pays d’entrée dans l’Union.