November 07, 2019
La Suède victime d’une guerre des gangs

Souvent vanté pour son modèle économique et social, le pays scandinave voit sa situation sécuritaire se détériorer d'années en années à la défaveur d'une immigration massive.
Une situation catastrophique
306 fusillades, 45 morts et 135 blessés, c'est le triste bilan dressé par la police suédoise en 2018. Un niveau jamais atteint pour le pays scandinave d'à peine 10 millions d'habitants. Cependant, ce triste record pourrait être battu dès cette année. En effet, 2019 pourrait être une nouvelle année noire: Stockholm a enregistré autant de tués sur les six premiers mois de l'année que sur l'ensemble de 2018. Plus de 200 fusillades et une trentaine de morts ont déjà été dénombrés et le climat ne semble pas à l'accalmie. La liste des morts ne cesse de s'allonger auxquels il faut ajouter les explosions, en hausse de 40 % depuis le début de l’année. Si, selon les chiffres de la police, le taux global d'homicides volontaires est l'un des plus faibles au monde 1 pour 100 000 habitants, il n'en demeure pas moins que le royaume scandinave sombre peu à peu dans une véritable guerre des gangs. En mars dernier, le Centre national de police scientifique suédois a estimé que depuis 2012, le nombre de meurtres ou de tentatives de meurtre par armes à feu a augmenté de près de 100%. Comment expliquer ce constat alors que la Suède est régulièrement présenté comme un paradis social et économique? Tout simplement, par sa politique migratoire.
La politique migratoire suédoise en cause
En effet, au cours des six premiers mois de l'année 2018, presque une fusillade sur deux a eu lieu dans des "no go zones", des quartiers dits sensibles à forte densité d'immigrés. Une majorité des tireurs et des victimes sont de jeunes hommes de moins de 30 ans, sans emploi, souvent sans diplôme de fin d'études secondaires et habitant ces fameuses zones. En 2017, un rapport de police a révélé qu'il existe 61 ghettos de ce type en Suède. Ces territoires abritent une population d'origine essentiellement non-européenne et ont donné naissance à environ 200 réseaux criminels, soit un ensemble d'environ 5 000 criminels.
Parmi les villes les plus touchées, Malmö. Avec ses 300 000 habitants dont un tiers nés à l'étranger, Malmö est devenue la capitale de cette criminalité. Face à ce malaise grandissant, la municipalité a publié un guide pour apprendre aux employés municipaux les bons gestes pour se déplacer en sécurité. Des consignes qui correspondent davantage à une zone de guerre plutôt qu'à une ville autrefois paisible.
Malgré ces chiffres accablants, le gouvernement suédois ne semble pas prendre le problème à bras le corps et se cache derrière un très faible durcissement des peines de prison estimant que la situation n'était pas différente par le passé. Et l'appareil judiciaire suit le même chemin. En effet, en janvier dernier, un soi-disant mineur non accompagné en provenance d'Afghanistan a tenté d'assassiner plusieurs passants à l'aide d'une voiture volée et des documents saisis à son domicile ont montré qu'il aspirait au djihad. Au final, le tribunal de district a estimé qu'il ne conduisait pas « assez vite » pour attenter réellement à la vie d'autrui et que les textes sur sa volonté d'agir pour Allah, ne permettaient pas non plus de qualifier son action de terroriste. Une décision qui a de quoi interpeller et fragiliser le pacte d’égalité sur lequel le royaume scandinave a bâti sa réputation...