June 02, 2019
L'Agence Française de Développement (AFD) accompagne les start-up africaines avec un fonds de 65 millions d’euros

Pour la deuxième année consécutive, le rendez-vous de l’innovation technologique "Vivatech" se déroulait à Paris du 16 au 18 mai 2019, cette édition mettait à l'honneur l’innovation africaine. Comme l'an dernier, Une centaine de start-up africaines sont venues présenter leurs projets aux géants du numérique. Plusieurs chefs d’État ont même fait le déplacement, notamment ceux du Sénégalet du Rwanda, Macky Sall et Paul Kagamé.
65 millions d'euros pour soutenir les start-up africaines
Lors de la précédente édition de Vivatech, en 2018, le président Emmanuel Macron avait annoncé qu’un fonds de 65 millions d’euros allait être mis en place en soutien des start-up africaines du secteur numérique en quête de financement. Un fonds géré par l’Agence Française de Développement (AFD) qui doit être ordonné par l’association Digital Africa. « Digital Africa s’inscrit dans les engagements qu’a pris le président Emmanuel Macron lors du discours de Ouagadougou dans lequel il annonçait des actions très précises pour les entrepreneurs en Afrique« , annonce Karim Sy, membre du Conseil présidentiel pour l’Afrique, et président de Digital Africa. […]
En Afrique, les start-up manquent cruellement de mécanismes d’accompagnement et de financement, même si quelques programmes gouvernementaux ont émergé ces dernières années. C'est pourquoi certains fonds se sont déjà lancés dans l'aventure africaine. Comme par exemple Partech, un fonds de capital-risque spécialisé dans la technologie et implanté à San Francisco et à Paris, qui a ouvert sa première filiale africaine à Dakar en 2018, notamment grâce à la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque africaine de développement (BAD) ou encore la Banque publique d’investissement (BPI) en France, Le fonds "Partech Africa" a réussi à rassembler plus de 100 millions d’euros uniquement dédiés aux start-up numériques sur le continent africain.
Mais ce n'est pas tout, d'autres investisseurs leur emboîtent le pas : « Ce sont des dynamiques que nous allons accompagner grâce à la filiale Proparco de l’Agence Française de Développement (AFD) qui dispose d’un fonds de 50 millions d’euros. Un autre budget de 15 millions d’euros servira à financer des programmes d’accès au fond d’amorçage« , assure encore Karim Sy.