March 26, 2022
Laurent Obertone et les médias, game over ? (OJIM)

OJIM - Game over : la révolution antipolitique,** c’est le dernier opus de Laurent Obertone (La France orange mécanique, La France big brother, Guerilla 1 et 2 etc…) paru aux toutes nouvelles éditions Magnus et présenté sur dix niveaux, comme un jeu. Nous lui avons posé quelques questions sur les médias (le niveau 5 de son anti-jeu), « Briser les supports du conditionnement », plus quelques autres.
Ojim : Vous venez de publier un nouvel ouvrage aux éditions Magnus, Game over la révolution antipolitique. Le chapitre 5, Briser les supports du conditionnement, traite en particulier des médias. Vous dites que « le média ne donne pas la parole, il la confisque », n’est-ce pas le cas de tout média qui est produit par des rédacteurs, des écrivains, des journalistes, dont vous et nous ?
Laurent Obertone : Absolument ! Tout support d’information recèle sa part d’idéologie. La différence majeure entre nos supports et les leurs est que les leurs sont payés par les deniers publics… Je suis quant à moi favorable à une information libre, et il reviendra aux lecteurs adultes d’exercer leur esprit critique. Sans être ni forcés à payer, ni forcés à penser.
Vous ajoutez que les médias fonctionnent comme un jeu vidéo en projetant les esprits dans un monde fabriqué ? De quelle manière et pourquoi ?
Ces médias défendent leur vision morale du monde, morale, donc irréaliste. Ils déforment toute information pour la rendre moralement compatible, ce qui les conduit à tricher avec les faits, en omettant certains d’entre eux, en surexploitant certains autres, en les tordant de toutes les façons, en les barbouillant de chantage et d’indignation. Il en résulte une vision du monde à leurs yeux plus présentable, le problème est que ce monde n’existe pas.
Ce n’est pas un agenda idéologique clair, plutôt un effet de classe. Les journalistes qui veulent réussir adoptent tous les codes de la morale progressiste dominante, et se donnent pour mission la rééducation des foules arriérées qui votent populiste.