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La campagne actuelle peine à susciter l’intérêt des Français qui ne sont que 69% des inscrits sur listes électorales à se dire intéressés par la séquence (-4pts par rapport à notre dernière mesure du 28/01/2022 et -6pts rapport à la même période en 2017). La mesure d’intention de participation au 1er tour du scrutin se tasse également (70% vs. 74% à la même période en 2017).
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Ce désintérêt croissant des Français se voit également dans la méconnaissance de la date même de l’élection : alors que le premier tour aura lieu dans deux mois quasiment jour pour jour, seuls ¼ des Français (26%) sont en mesure de positionner l’évènement au 10 avril.
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Emmanuel Macron reste en tête des intentions de vote (25% ; +1 pt). Pour 41% des Français, Emmanuel Macron va remporter l’élection, un niveau qui le place très nettement devant tous les autres candidats. Avec Marine Le Pen, c’est le candidat dont le socle électoral est le plus solide, puisque 79% de ses électeurs potentiels sont sûrs de leur choix.
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Bataille acharnée pour la seconde place. Si Marine Le Pen conserve l’avantage (17% ; -1 pt par rapport au 28/01), elle voit diminuer une proportion de ses électeurs de 2017 dans son électorat actuel au profit d’Eric Zemmour qui progresse (14% ; +1,5) et vient talonner Valérie Pécresse (14,5% ; -1,5). L’écart entre les 3 candidats se situe néanmoins dans la marge d’erreur. Même si son score se tasse, la candidate RN bénéficie d’un socle électoral plus solide (81% d’électeurs sûrs de leurs choix), suscite plus d’espoir de victoire parmi ses électeurs et bénéficie d’un plus grand réservoir de voix potentiel que ses concurrents.
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A gauche, la multiplication des candidatures conduit à un effritement de sa base. Jean-Luc Mélenchon conserve un certain avantage (9% ; -1) mais sans bénéficier d’une réelle dynamique. Tous les autres candidats se tiennent dans un mouchoir de poche autour de 4% (Yannick Jadot : 4,5% / Christiane Taubira : 4% / Fabien Roussel : 4%). Anne Hidalgo pâtit clairement de la situation (2% ; -1).Breizh Info