"Le gestionnaire et les assureurs font tout pour ne pas payer " : L'Explosion à Paris rappelle le drame de la rue de Trévise, il y a quatre ans, et le calvaire des victimes qui attendent toujours de regagner leur logement
Alors qu'un dernier bilan des autorités communiqué par la maire du Ve arrondissement de Paris, Florence Berthout, fait état de 35 personnes hospitalisées après l'explosion violente qui s'est produite dans le Ve arrondissement de la capitale mercredi dans l'après-midi, le drame rappelle celui de la rue de Trévise en 2019, ou quatre personnes avaient trouvé la mort dans une explosion provoquée par une fuite de gaz, et avec lui, le sort des sinistrés.
La vétusté du réseau de gaz en question
Si la piste d'une explosion liée au gaz n'a pas été à ce stade confirmée dans l'explosion de mercredi, le porte-parole du Rassemblement national (RN), Laurent Jacobelli, a appelé sur LCI les pouvoirs publics à se pencher «sur la question de la vétusté du réseau de gaz». «On sait très bien les effets extrêmement importants que peut avoir le gaz», a insisté le député de Moselle.
🔴 #Explosion à Paris : "Il faut assurer la plus grande sécurité de nos concitoyens. Il y a une question sur la vétusté du réseau de gaz", estime Laurent Jacobelli @ljacobelli, député, porte-parole du @RNational_off
Il y a quatre ans, l'explosion du 6, rue de Trévise
Cet évènement tragique rappelle l'explosion de la rue de Trévise, il y a quatre ans, où quatre personnes, dont deux pompiers, ont perdu la vie dans une explosion provoquée par une fuite de gaz. 66 personnes avaient été blessées, et plus de 400 sinistrées. Le drame de paris rappelle malheureusement également le calvaire des victimes qui attendent toujours de regagner leur logement.
Pour rappel, dans un rapport rendu en mai 2020, des experts mandatés ont souligné un "défaut de vigilance" de la ville et mis en cause le syndic de copropriété de l'immeuble, qui aurait tardé à réparer la fuite d'un collecteur d'eaux usées, ce qui aurait eu une incidence sur l'affaissement du sol. Peu après, la mairie de Paris et le syndic de copropriété ont été mis en examen pour homicides et blessures involontaires et destruction, dégradation ou détérioration par l'effet d'une explosion ou d'un incendie. une affaire toujours en cours quatre ans après le drame.
Le 17 janvier 2022, la maire socialiste Anne Hidalgo, accusée par les victimes de manquer d'attention à leur égard et de prolonger la procédure, a fait approuver à l'unanimité par ses élus un accord global autorisant une indemnisation préalable à la conclusion de l'affaire judiciaire, prévoyant un fonds de 20 millions d'euros à l'indemnisation des victimes, selon BFMTV, tandis que les apports des autres parties impliquées demeurent confidentiels.
Cependant, selon Dominique Paris, présidente de l'association Trévise Ensemble, l'une des principales associations d'aide au victimes, les dossiers n'avancent pas beaucoup :** "Le gestionnaire et les assureurs font tellement tout pour ne pas payer que fin mai 2023, pas même un million d'euros a été versé"**, affirme notamment cette résidente sinistrée alors que les résidents des trois immeubles attendent toujours de pouvoir regagner leur logement...
"Nous sommes dans un long combat, cela fait quatre ans et demi aujourd'hui. Les indemnisations ne sont toujours pas là completement. Aujourd'hui, nous avons toujours trois immeubles interdits d'accès, avec un retour probable dans un an ou un an et demi. Bon courage à toutes les victimes", précise-t-elle encore au micro de BFMTV.