Il avait notamment été épinglé par la Chambre régionale de la Cour des comptes (CRC) en 2017 pour l'attribution douteuse de marchés publics, «pratiques complaisantes au profit de certains agents» et irrégularités dans la gouvernance. La CRC avait également noté «que les dirigeants de trois entreprises, majoritairement attributaires de marchés de maîtrise d'oeuvre et de travaux de la ville ou prestataires de travaux (...) étaient également associées avec le maire de la communes d'Istres ou des membres de sa famille dans des sociétés civiles immobilières». Le parquet financier avait de son côté ouvert une enquête sur des soupçons de favoritisme lors de l'attribution de marchés publics aux sociétés d'un entrepreneur du BTP dont la femme était l'adjointe de M. Bernardini.
L'ancien socialiste de 66 ans n'en est pas à son coup d'essai, élu maire d'Istres en 2001, il avait déjà du démissionner de ses fonctions après sa condamnation en appel en 2002 à 18 mois de prison avec sursis, cinq ans inéligibilité et 60.980 euros d'amende dans un dossier pour abus de confiance. Il a été réélu en 2008, puis en 2014 et est candidat à sa succession en 2020.