April 07, 2020
Le plus vieux métier du monde aussi est en crise ! - Olivier Frèrejacques

Alors que les autorités publiques ont été alertées dès le début de la crise par la situation inquiétante des prostituées, rien n’a été fait.
Lundi, la fédération des Parapluie Rouge qui réunit plusieurs associations du secteur a demandé au président de la république de débloquer un fonds d’urgence pour venir en aide aux prostituées. Si l’urgence n’est plus nécessairement liée à la prolifération du virus, le nombre de passes ayant largement diminué, il s’agit plutôt d’apporter une aide financière pour mettre en place un « revenu de remplacement » pendant le confinement.
Une démarche délicate puisque la prostitution n’est pas une activité reconnue officiellement mais surtout car une partie importante des « travailleuses du sexe » sont liées à une activité criminelle de proxénétisme. Embarrassé, le ministère de l’égalité homme-femme rappelle que les personnes exerçant sous le statut d’auto-entrepreneur sont indemnisées. Une indemnisation légère et complexe à obtenir mais surtout un statut qui est loin d’être largement utilisé par les prostituées.
Déjà le 1er avril, J'ai alerté @MarleneSchiappa sur la situation des travailleurs du sexe et des personnes en situation de prostitution durant la crise du #COVIDー19. Des mesures doivent être prises pour les protéger en leur apportant aides financières et matérielles @Egal_FH @HCEfh @ainakuric pic.twitter.com/UHMF7WJMhf
— Laurence Vanceunebrock (@LaurenceVanceu) April 1, 2020
">un député de la majorité a par ailleurs alerté le ministre Schiappa sur les difficultés rencontrées par les prostituées.
Au problème de statut s’ajoute celui de la nationalité, de nombreuses femmes concernées sont en situation irrégulière et donc pas éligibles à une partie des aides gouvernementales.
L’absence de réglementation entourant la prostitution et l’abandon de la lutte contre les filières criminelles de proxénétisme (albanaises ou nigérianes notamment), faute de volonté politique, vont donc se payer au prix fort dans cette période de crise sanitaire.
Olivier Frèrejacques