Le juge administratif a ordonné aux préfectures et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii)** « de reprendre l'enregistrement des demandes d'asile afin de mettre un terme à l'atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, en adoptant toute mesure de nature à faire cesser cette atteinte tout en garantissant la sécurité des personnes, dans un délai de deux jours sous astreinte de 3 000 euros par jour de retard »**. Ainsi, ce dernier a jugé que la loi sur l'état d'urgence sanitaire du 23 mars dernier ne devait pas priver les demandeurs d'asile de ce droit fondamental.