November 27, 2019
Les agriculteurs prennent d'assaut la Capitale

Ce mercredi, des centaines d’agriculteurs ont convergé vers la Capitale à l’appel de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA). Bloquant les Champs-Elysées et le périphérique parisien, ils attendent d’être reçus par Emmanuel Macron.
Les tracteurs font tourner Paris au ralenti
Pour la troisième fois en moins de deux mois, les agriculteurs se sont mobilisés. Ce mercredi, à l’appel du principal syndicat du secteur, la FNSEA, des centaines de professionnels ont fait route vers Paris. En milieu de matinée, ce sont donc des vagues de tracteurs qui ont convergé vers la Capitale. Au total, plus de 1 000 engins venus de six régions ont pris la direction du périphérique. Résultat : des colonnes de tracteurs et une circulation considérablement ralentie.
Malgré un important dispositif de sécurité, environ 200 agriculteurs ont stationné à proximité de l’Arc de triomphe, où ils ont déversé du foin devant le restaurant Le Fouquet’s et bloqué la plus célèbre avenue de France.
Avec cette mobilisation, qui s’est étendue dans toute la France au fil de la journée, les agriculteurs entendent exprimer leur désarroi face aux difficultés économiques qui s’accumulent et à la défiance d’une partie des Français. La Loi dite Egalim, issue des Etats généraux de l’alimentation et mise en place en début d’année, était censée ramener du revenu dans les cours des fermes en rééquilibrant les relations commerciales, mais jusqu’ici les agriculteurs disent ne pas vraiment voir de différence. Le but était, donc, clairement affiché... faire monter la pression pour obtenir des avancées avec la grande distribution, alors que viennent de commencer les négociations commerciales annuelles qui fixent les prix pour un an.
Déterminés, les agriculteurs ont également demandé à être reçus à l’Elysée par Emmanuel Macron….condition sine qua non à la levée du blocage du périphérique parisien. Si, pour le moment, le chef de l’Etat n’a pas donné suite à cette requête, les agriculteurs ont néanmoins reçu le soutien de leur ministre de tutelle, Didier Guillaume, qui a estimé qu’il y en avait assez de ce dénigrement.
Ce sujet sera abordé lors du**JT de TV Libertés **de ce soir