Les électeurs de confession musulmane peuvent-ils être la clé du second tour ?
Lors du premier tour de cette élection présidentielle, Emmanuel Macron a obtenu 9 783 058 voix et Marine Le Pen 8 133 828 voix soit un écart de 1 649 230 voix en faveur du Président sortant. L’issue du second tour dépendra du report des voix des 10 autres candidats et de l’éventuelle mobilisation des abstentionnistes et des votes blanc ou nuls.
Si on évalue les reports probables des électeurs des autres candidats à l’exception de ceux de Jean Luc Mélenchon, l’écart du premier tour pourrait se maintenir.
Ce serait donc les électeurs de ce dernier, en particulier les 69% d’électeurs musulmans qui l’ont choisi, qui détiendraient la clef du résultat du second tour et, donc, du choix du futur Président.
Les électeurs musulmans seront-ils la clef du résultat ?
En 2017,ils avaient été 92 % à se prononcer en faveur d’Emmanuel Macron. Or plusieurs organisations musulmanes appellent à voter pour lui le 24 avril. C’est le cas des Musulmans de France (anciennement UOIF) qui, dans un communiqué daté du 13 avril dernier, appellent « tous [leurs] concitoyens et notamment ceux de confession musulmane à faire barrage à l’extrême droite au deuxième tour en votant pour Emmanuel Macron ».
Il en est de même pour La Fédération de la grande mosquée de Paris et le Rassemblement des musulmans de France (RMF).
Dans son communiqué, les Frères musulmans affirment que « l’idéologie et le programme du Rassemblement national sont aux antipodes des valeurs de la République, de l’État de droit, de la démocratie, du vivre ensemble et de l’égalité entre les hommes et les femmes ».
Le vote des électeurs musulmans pourrait donc être décisif dans la reconduction pour 5 ans d’Emmanuel Macron.
Dans l’enquête IFOP sur les motivations du vote musulman, La lutte contre le terrorisme ne recueille que 40%, La lutte contre l’immigration clandestine 28%, La défense de la laïcité 44%, La guerre en Ukraine 26%.
Voilà un sujet de réflexion avant le 24 avril pour la prise de décision des abstentionnistes et des 72% d’électeurs du premier tour, qui n’ont pas voté Macron et qui ne souhaitent pas le subir pendant 5 nouvelles années.
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Les électeurs de confession musulmane peuvent-ils être la clé du second tour ?