March 25, 2020
Les policiers au bord du gouffre - Thibault Bastide

Les forces de police en première ligne face à l’épidémie de coronavirus. Depuis 8 jours maintenant, plus de 100 000 policiers et gendarmes sont mobilisés pour assurer la bonne tenue du confinement général décidé par le gouvernement. Prévention, contrôles ou encore verbalisations, les forces de l’ordre sont sur le pont mais jusqu’à quand? C’est la question qui se pose. En effet, les temps sont extrêmement durs pour les policiers et les gendarmes. Tout d’abord, ils doivent faire face aux Français peu adeptes du confinement. Un travail de longue haleine qui ne s’effectue pas dans les meilleures conditions. Au contact direct des contrevenants, les forces de l’ordre effectuent leur mission sans aucune protection sanitaire. Ne disposant pas de masques, les policiers et les gendarmes sont donc vulnérables face à la propagation de l’épidémie de coronavirus. Face à ce danger, la grogne monte dans les rangs de la police. Mardi, le syndicat Unsa Police a appelé les policiers à ne pas effectuer de contrôles sur le respect des règles de confinement tant qu'ils n'auront pas de moyens de protection contre le Covid-19.
**Des tensions en interne et un climat explosif en externe. **
C’est certainement la goutte d’eau qui pourrait faire déborder le vase. Depuis le début du confinement, un bras de fer s’est engagé entre les forces de l’ordre et les petits délinquants des quartiers dits sensibles à forte densité d’immigrés. Ces derniers prennent un malin plaisir à provoquer les fonctionnaires de police et des heurts éclatent régulièrement. Guet-apens, caillassages et crachats en guise de menace liée au coronavirus… tout est bon pour jouer avec les nerfs des autorités. Et plus les jours passent, plus la violence monte d’un cran. Mardi soir, dans une cité de Beauvais dans l’Oise, une policière a reçu un pavé en pleine tête alors qu’elle tentait de procéder à un contrôle dans le cadre des opérations d’application des mesures de confinement. Dans un état grave, elle a été héliportée vers le CHU d’Amiens et une intervention chirurgicale a été pratiquée. Désormais, son état est jugé stable et ses jours ne sont plus en danger. Deux individus ont été interpellés mais l’auteur des faits, lui, est toujours dans la nature.
Thibault Bastide