December 27, 2019
Les taux négatifs ne sont pas une affaire de spécialistes

**Présent **- Le risque de se répéter n’est rien en comparaison de n’être pas compris et cette affaire des taux négatifs ou nuls, qui revient souvent sous ma plume, n’intéresse pas que les banquiers et les économistes. Voici pourquoi.
Les économistes nous affirment que cette affaire des taux négatifs ou nuls est sans précédent dans l’histoire, c’est à la fois vrai et faux, vrai dans l’histoire économique du monde capitaliste, faux car il y a un précédent. Qui s’est en effet avisé de nous dire que durant soixante-dix ans, un pays a connu des taux d’intérêt nuls et que c’était l’URSS ? En effet il était hors de question que les prêts rapportent de l’argent, le résultat fut que l’Etat, seul investisseur, procéda durant des décennies à des dons en capital dont il avait le monopole. Ainsi, et c’est là une des causes principales de l’échec de l’URSS, l’allocation en capital se faisait à l’aveuglette (en dépit du plan ou à cause de lui) sans aucune idée de l’issue productive. Les consommateurs soviétiques en savent quelque chose qui, pendant cinquante ans, firent la queue devant les magasins. Dame Pénurie était une figure du socialisme réel. Mais, me direz-vous, nous ne sommes pas en URSS, les magasins sont bien fournis et la frénésie consumériste trouve à s’exprimer. Voire !