«Les gens sont arrivés ce matin et on leur a dit de rentrer chez eux et que ce n'était plus la peine de se présenter», déclare Eric Troyas, ancien secrétaire FO. «Les gens étaient en pleurs. Ils ont été virés comme des malpropres», dénonce-t-il, tout en accusant la direction de l'usine d'avoir profité de la faible présence syndicale estivale. La fermeture de l'usine était initialement programmée pour le 31 juillet.
« La production est effectivement terminée », a simplement déclaré Fabrice Devanlay, porte-parole de Ford France, à l’AFP.
Fin 2018, l’entreprise américaine a annoncé dans un communiqué qu’elle refusait l’offre de reprise de la société franco-belge Punch Powerglide pour l’usine de Blanquefort (Gironde) et présentait un « plan social complet » pour la fermeture du site de Blanquefort. Le ministre de l’Economie Bruno Lemaire avait alors jugé ce choix «incompréhensible» : «Je suis révolté, écœuré par cette décision. Je dénonce la lâcheté, le mensonge et la trahison de #Ford vis-à-vis de ses salariés. L’offre de Punch est crédible et solide. J'appelle #Ford à réviser sa décision.» avait il lancé sur Twitter.