Cette ouverture de négociations, qui ne vaut pas adhésion, soulève également des questions auxquelles l’UE est incapable de répondre depuis des décennies : quelles sont les frontières de l’UE ? Quelles sont les « valeurs de l’Union » ?
En piochant dans les pays d’ex-Yougoslavie, Bruxelles risque en tout cas de causer des inimitiés supplémentaires dans des territoires qui constituent toujours une poudrière pour l’Europe. Par ailleurs, en admettant les négociations avec l’Albanie, pays majoritairement musulman et soutien actif du territoire autonome du Kosovo dirigé par des organisations mafieuses, l’UE se compromet une nouvelle fois au motif d’une hypothétique ouverture.