May 17, 2019
Marche arrière sur les 80km/h avant les élections : une manœuvre politicienne ?

La décision de la limitation de vitesse à 80 km/h sur la totalité des routes secondaires françaises bientôt cédée aux départements ? serait-ce, pour le Premier ministre Édouard Philippe, en plus d'être un aveu d’échec, une manœuvre politicienne à dix jours des européennes ?
"Cela aurait pu être dit et fait plus tôt"
Le moment choisi pour annoncer cette marche arrière du Gouvernement en interpelle plus d’un : « Cela aurait pu être dit et fait plus tôt. Mais là, juste avant les européennes, c’est sûr que cela risque d’être interprété comme une manœuvre politicienne », s’étonne un élu local pourtant proche d'Édouard Philippe.
Du côté de Matignon, on dément toute manœuvre politicienne : « Cela n’a rien à voir. Si le débat émerge c’est parce que les députés ont déposé un amendement dans le cadre de la loi sur les mobilités, et que l’examen de cette loi est prévu depuis trois mois ».
Une marche arrière et un aveu de faiblesse ?
Cette marche arrière du Premier ministre laisse entrevoir un aveu de faiblesse, même dans les rangs de la majorité : « Ça montre qu’il est très fébrile en ce moment. Les 80, c’est quand même le sujet qui hérisse tout le monde, les Français, les élus locaux… S’il revient dessus, c’est parce qu’il sent le vent du boulet », Affirme un parlementaire de la majorité, qui a préféré garder l'anonymat, avant de conclure : « Parce que si on prend une gifle aux européennes, il sait qu’il risque de sauter. »