November 16, 2024
Marine Le Pen dénonce une volonté de « peine de mort politique » dans le cadre du procès des assistants parlementaires du FN

Marine Le Pen, présidente du groupe RN à l’Assemblée nationale, a vivement critiqué les réquisitions du parquet dans le procès des assistants parlementaires européens du FN. Invitée du journal télévisé de TF1, elle a estimé que « ce n’est pas la justiciable qui est jugée, mais la cible politique ».
Le parquet a requis contre elle une amende de 300 000 euros, cinq ans de prison dont deux ans ferme aménageables, ainsi qu’une peine de cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. À la sortie du tribunal, mercredi soir, elle avait déjà déclaré : « La seule chose qui intéressait le parquet c’était Marine Le Pen pour pouvoir demander son exclusion de la vie politique ».
Deux jours plus tard, sur TF1, elle a qualifié les réquisitions de « profondément outrancières » et accusé le parquet de réclamer « la peine de mort politique avec exécution provisoire ». Selon elle, l’exécution provisoire empêcherait une candidature à la prochaine présidentielle, une situation qu’elle juge « irréparable » avant tout recours en appel.
Se positionnant comme une victime politique, Marine Le Pen a conclu : « Ma survie politique va dépendre de la mise en œuvre de cette peine de mort avec exécution provisoire ».