July 24, 2019
Mauvaise nouvelle pour les vacanciers : les prix des carburants ont augmenté

En cette période de départ, les tarifs à la pompe continuent de s'envoler pour dépasser la barre des 1,50 euros le litre. Une flambée qui s'explique notamment par la crise irano-américaine.
Préparez la monnaie, le carburant va vous coûter plus cher. Alors que des millions de Français sont ou vont partir en vacances avec leur véhicule, c'est une bien mauvaise nouvelle qui les attend lors de leur passage à la station-service. En effet, en cette période estivale, l'Etat profite de l'occasion pour laisser le prix des carburants s'envoler dans la presque indifférence générale. Cependant, la facture des automobilistes s'en fait largement ressentir. Ainsi, les carburants sont plus chers de 2 à 3 centimes du litre en moyenne. C'est le cas du gazole, le carburant le plus vendu en France avec 80% des volumes écoulés dans les stations-services. Le litre revient à 1,42 euro, soit une hausse de 1,93 centime par rapport aux derniers relevés. En ce qui concerne le Sans-plomb 95, le constat est le même. Le litre est vendu en moyenne 1,52 euro, un prix en augmentation de 2,89 centimes.
Si on est encore loin des tarifs records atteints en août 2012 pour le sans-plomb avec un prix moyen d'1,65 euros, le gazole, lui, explose les compteurs avec une augmentation de près de 19 centimes en un an.
La raison donnée pour expliquer ces augmentations : la hausse des cours du pétrole. Celle-ci serait notamment due aux tensions entre l’Iran et la Grande-Bretagne mais aussi à une baisse des productions de la part des Russes et des Américains. Résultat : **le prix du baril de pétrole a augmenté de près de 10 dollars en un mois. **
A ces explications géopolitiques s’ajoutent d’autres pistes d’explication. En effet, si Paris est, sans surprise, la ville où le carburant est le plus cher, les départements peu peuplés payent plus que les métropoles. En cause: la raréfaction des stations services, donc moins de concurrence et plus de profits potentiels.
De fait, à ce petit jeu, tout le monde y trouve son compte, l'Etat, les entreprises pétrolières et les propriétaires des stations-services... tous sauf les automobilistes déjà pris en étau par la multiplication des contrôles radars et des normes imposées pour renflouer les caisses.
Si pour le moment, la majorité des Français pensent avant tout à leurs vacances estivales, nul doute qu'ils sauront exprimer leur mécontentement en cas de nouvelle hausse alors que les prix n'ont pas connu de baisse sensible depuis le début de l'année? Et ce, alors même que la taxe sur le carburant et l’augmentation globale des prix avaient précipité la crise des Gilets Jaunes. Une fronde populaire qui avait fait reculer le gouvernement, au moins quelques mois.