April 04, 2019
Meurtres d’Élise et Julien à Rouen : un accusé fuyant à la personnalité insaisissable

Le premier jour de débats dans le procès du double meurtre de la place de la Pucelle a été éprouvant, lundi 1er avril 2019. Cette journée était consacrée à l’examen de la personnalité trouble de** Jean-Claude Nsengumukiza,** accusé d’avoir tué Élise et Julien à Rouen (Seine-Maritime), dans la nuit du 19 au 20 décembre 2015.
[...] Tout au long de la journée, il a été question de démêler les fils de l’histoire de l’accusé. De son enfance au Rwanda, à son trajet à travers le continent africain jusqu’en Afrique du Sud, d’où il est parti avant d’arriver clandestinement au Havre.
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Le récit de son arrivée en France a été rocambolesque. Selon ses dires, il a sauté du navire où il était enfermé en cellule, repéré comme clandestin, et a dû être secouru par hélicoptère. La suite est désordonnée. Il assure qu’on lui a confisqué ses papiers à son arrivée au port, à cause d’un « manipulateur ».
Vient ensuite son séjour à Rouen, en foyer, là où ont commencé les actes de délinquance. Au total, son casier compte 14 mentions pour des faits entre autres de vols, de violences, d’infractions liées aux stupéfiants et de non respect de mesures de reconduite à la frontière. Il a également séjourné à Paris et en région lilloise. Sa première incarcération remonte à 2005.
Une évasion spectaculaire depuis le consulat du Rwanda et une libération plus tard, il a brièvement séjourné en Belgique et aux Pays-Bas où il a été interpellé puis renvoyé en France.
En 2006, il a été interpellé pour s’être introduit par la fenêtre chez deux femmes et s’être glissé nu dans le lit avec elles. En 2009, il est accusé d’avoir violé une femme après s’être introduit chez elle, par la fenêtre. Des faits qu’il a tantôt reconnu, mais qu’il s’évertue à nier aujourd’hui. « Je ne suis pas un violeur », a-t-il assuré non sans irriter les parties civiles.Placé en détention provisoire puis condamné en 2011 pour ce viol, il s’est trouvé au cœur de plusieurs incidents : tentatives d’évasion et violences sur un codétenu.
Source : actu.fr